Réévaluation du Thiram

C’est bien connu, l’utilisation des traitements de semences permet une protection préventive contre les ennemis des cultures. Le fongicide Thiram 75 WP est très utilisé dans les cultures de fruits et de légumes contre des maladies comme la pourriture de la semence, la brûlure des plantules et la fonte des semis. La matière active de ce produit, le thirame, agit à plusieurs sites dans l’organisme du pathogène et elle inhibe plusieurs fonctions essentielles chez le champignon. De ce fait, le thirame est abondamment utilisé puisqu’il est peu susceptible de développer des résistances, il est accessible à faible coût et homologué dans plusieurs pays.

En 2016, l’Agence de réglementation de lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada a émis un projet de décision de réévaluation en ce qui concerne le thirame. Ce dernier présenterait un niveau de toxicité aiguë et des effets à long terme élevés pour les mammifères, qui dépassent les valeurs de références. Il faut savoir qu’il y a deux modes d’emploi de la matière active, soit l’application foliaire et l’application sous forme de traitement de semence. Ces deux modes d’emploi n’ont pas le même effet sur l’environnement, l’homme et les espèces non ciblés. Le retrait de l’homologation du thirame au Canada pourrait avoir de gros impacts sur les fournisseurs de semences américains puisqu’ils auraient à faire un inventaire séparé pour les semences exportées vers le Canada. Selon l’American Seed Trade Association (ASTA), il s’agirait d’un gros désavantage pour les producteurs canadiens puisque les fournisseurs pourraient limiter le nombre de variétés et la quantité offerte.

Bref, une décision concernant la réévaluation du thirame est attendue en juin 2018. D’ici là, la question persiste à savoir si d’autres alternatives seront possibles en plus d’être aussi efficaces, dans un avenir rapproché. 


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