Édition horticole 2019

INICIUM est un biostimulant à base d’extraits d’algues marines (Ascophyllum nodosum), d’humates de potassium et de différents acides organiques. INICIUM est compatible avec la plupart des engrais et produits de phytoprotection, incluant les formulations de démarreurs liquides phosphatés. INICIUM peut être utilisé en application foliaire et en fertigation.

INICIUM est une innovation technologique québécoise qui a été développée par l’entreprise OrganicOcean inc. basée à Rimouski. L’entreprise se spécialise dans le développement et la fabrication de produits biostimulants novateurs à base d’algues marines et d’autres ressources renouvelables. OrganicOcean intègre la récolte durable d’algues marines fraîches à des procédés exclusifs de transformation et de formulation, tout en respectant l’environnement marin.

INICIUM fournit un apport externe en hormones de croissance naturelles (auxines et cytokinines) qui stimulent la croissance des tissus racinaires et aériens et compensent pour le ralentissement de la synthèse d’hormones de croissance par la culture en période de stress. Il est important d’éviter que la disponibilité des hormones de croissance soit un facteur limitant lors des stades critiques de développement de la plante (floraison, formation des parties fruitières) qui ont un impact majeur sur le rendement.

INICIUM offre une combinaison synergique de plusieurs modes d’action associés à différents types de composés actifs : hormones de croissance, osmoprotecteurs, éliciteurs, acides humiques et autres acides organiques. INICIUM améliore le rendement des cultures en stimulant le métabolisme cellulaire et en augmentant la résistance aux stress et aux maladies. En augmentant la capacité photosynthétique des plantes, il favorise le développement des tissus végétatifs et reproducteurs 

Les bénéfices générés par l’utilisation d’INICIUM sur la plante sont les suivant 

● Stimule la germination et la croissance racinaire 

● Stimule la formation des parties fruitières 

● Augmente la capacité photosynthétique des plantes 

● Augmente la résistance aux stress environnementaux et aux maladies 

 

INICIUM contient des humates de potassium, des composés riches en carbone oxydé présentant une densité élevée de charges négatives, qui leur confèrent des propriétés de stabilisation exceptionnelles. 

● INICIUM augmente la capacité d’échange cationique (CEC) dans la zone racinaire et réduit le lessivage des nutriments chargés positivement. 

● INICIUM forme des chélates avec les oligoéléments provenant du sol et des fertilisants et augmente leur disponibilité pour les plantes. 

● INICIUM permet aux plantes d’utiliser plus efficacement l’azote. Il stabilise l’ammonium (NH4+) dans le sol et ralentit la conversion en nitrate (NO3-), ce qui réduit les risques de pertes par lessivage et volatilisation. 

● INICIUM stimule l’activité des microorganismes bénéfiques en fournissant du carbone hautement assimilable et améliore la fertilité biologique du sol. 

 

La majeure partie du phosphore présent dans les sols n’est pas disponible pour les plantes. Le phosphore est immobilisé par des processus physico-chimiques de précipitation et d’adsorption. L’application d’INICIUM mélangé aux démarreurs liquides phosphatés permet de réduire la fixation du phosphore dans le sol et d’augmenter sa disponibilité. 

● INICIUM aide à prévenir la précipitation des phosphates en neutralisant l’aluminium et le fer solubilisés à proximité des engrais acidifiants et en protégeant le phosphore. 

● INICIUM minimise l’adsorption des phosphates (charge -) sur les hydroxydes d’aluminium et de fer (charge +) présents dans le sol en fournissant des humates (charge -) qui sont préférentiellement adsorbés. 

● INICIUM maximise la disponibilité du phosphore pour les cultures et l’efficacité des engrais.

 

Les essais au champ

Suite à 3 ans d’essais sur les échalotes et 2 ans sur les oignons jaunes, il est maintenant possible d’affirmer que le traitement INICIUM permet aux semences de germer une journée plus rapidement et de façon plus uniforme, ce qui représente un avantage pour la gestion des mauvaise herbes et maladies.

En 2018, 32 sites d’oignons jaunes et 2 sites d’échalotes en sol organique ont fait l’objet d’essais en 3 répétitions (1 mètre par répétition). Les parties traitées (enrobage des semences avec le biostimulant), en comparaison avec les témoins (N/T), ont démontré une meilleure émergence et un stade foliaire légèrement plus avancé. Durant la saison de croissance, malgré les conditions climatiques très difficiles (températures très élevées et la sécheresse), le traitement INICIUM a eu un effet positif sur la croissance des oignons. 

L’uniformité et l’avantage phénologique dans les premiers stades de croissance sont possiblement responsables de la meilleure densité à la récolte : Inicium vs N/T représente une différence jusqu’à +6.72%.

Les résultats des tests (poids moyen en grammes sur 1m de planche) ont démontré une différence significative avec le traitement Inicium (+8.45%), comparativement au témoin.

À la lumière des résultats obtenus avec les oignons, nous avons poursuivi les essais dans d’autres cultures, soit la laitue, pomme de terre, maïs et soya. Après seulement un an d’essais, il est par contre trop tôt pour tirer des conclusions concernant ces dernières cultures.

En conclusion, nous croyons que l’augmentation de la masse racinaire généralement observée lorsque le biostimulant est appliqué explique le léger avantage phénologique et l’augmentation de rendement des cultures traitées.


Témoignages producteurs

Mon représentant est arrivé la dernière journée des semis avec quelques bidons d’INICIUM et nous les avons mis dans le planteur immédiatement, sans trop avoir d’attente… Surprise ! J’ai obtenu des gains de rendement de 102 quintaux/acre pour les pommes de terre vendables et +148 quintaux/acre pour celles dans la catégorie « Chef » ! Soit des gains de +38% et +47%, respectivement, vs la partie du champ non traitée.

Michel Gascon, producteur de pommes de terre, Les Fermes Gascon inc. Saint-Roch de l’Achigan 

 

Dans les essais réalisés au cours des 2 dernières années dans la production d’oignons verts, nous voyons toujours les semences traitées germer plus vite que sans le traitement, ce qui donne un avantage pour contrôler les mauvaises herbes et avoir de meilleurs rendements, associés au diamètre plus gros et à une meilleur uniformité des bulbes. Le système racinaire est plus développé ou plus dense avec le INICIUM que sans le traitement, ce qui donne un autre avantage lorsque la plante est en situation de stress.

Jocelyn Leclair, Les fermes Leclair et frères ltée

 

Durant les deux dernières années, j’ai fait des essais avec l’INICIUM sur ma ferme. Voici mes observations pour l’essai du produit en traitement des semences d’oignons jaunes : premièrement, l’émergence est plus uniforme, ce qui permet une meilleure gestion des applications d’herbicides. Vu l’uniformité de l’émergence, j’ai observé à la récolte des bulbes égaux, de plus gros calibre, avec un meilleur poids, ce qui a résulté en une augmentation de rendement. Durant la deuxième année, j’ai accepté de tenter l’expérience d’une application foliaire d’INICIUM sur les oignons jaunes. Les résultats se sont révélés positifs, et j’ai eu plus de rendement à la récolte dans la partie traitée vs le témoin, grâce à une augmentation du système racinaire. Suite aux résultats positifs de la 1ère année d’essais sur l’oignon jaune, j’ ai fait le traitement d’INICIUM sur l’oignon vert l’année suivante. Le résultat a été le même que pour l’oignon jaune : meilleure uniformité de levée, système racinaire plus volumineux, ce qui m’a aidé à améliorer la gestion des mauvaises herbes en diminuant le désherbage manuel. Un meilleur système racinaire résulte aussi en une plante plus forte et plus résistante au stress hydrique.Pour la saison en cours, je vais élargir à d’autres cultures les essais de traitement de semences et d’application foliaire d’INICIUM, dont le persil et la carotte.

Jean-Christophe Barbeau, Terre Maraîchère Barbeau

L’année 2018 a enregistré des records de chaleur et connu de longues périodes de sécheresse. Alors qu’au contraire, en 2017, ce sont les précipitations abondantes et l’arrivée très tardive des journées de chaleur qui ont marqué l’année. Cette plus grande variabilité de la météo, entre les années, mais aussi au cours d’une même saison, est possiblement l’un des effets des changements climatiques, tout comme l’augmentation de l’occurence d’événements climatiques extrêmes. Si le réchauffement planétaire a des impacts positifs, notamment sur la prolongation de la saison de culture, des grands écarts de températures se traduisent aussi dans les champs par des symptômes atypiques de maladies ou par des nouveaux ennemis des cultures. Tous ces changements peuvent causer un casse-tête lors du suivi des champs, car parfois, des symptômes standards cachent des causes surprenantes.

L’été dernier a été un paradis pour les insectes piqueurs/suceurs et les acariens. La présence non habituelle de tétranyques dans plusieurs cultures (chou, oignon, courge, céleri, etc.) a été observée sur une longue période, et les insectes ont même causé des dommages sur certaines d’entre elles. Le puceron des racines de la betterave a été découvert dans plusieurs champs, occasionnant des pertes de rendement par secteurs. Cet ennemi ne vit habituellement qu’aux États-Unis, et n’avait été observé qu’en de rares occasions au Québec il y a plus d’une décennie. Ce sont les longues périodes de sécheresse qui ont favorisé son implantation et sa multiplication dans les sols québécois. Ces 2 insectes occasionnent des dommages qui peuvent être confondus avec des symptômes de sécheresse ou de carences. Un examen minutieux de toutes les parties des plants doit être effectué pour donner un bon diagnostic.

Autant en 2017 que l’an passé, les cycles biologiques des ennemis des cultures ont été bouleversés, ce qui fait que les dates d’apparition habituelles ont été soit retardées, soit devancées. De plus, les belles journées d’automne chaudes qui perdurent maintenant souvent tard en septembre, prolongent les cycles de vie des ennemis. Le dépistage ainsi que la pose des pièges doivent donc se faire sur des plus longues périodes afin de ne pas manquer une arrivée plus hâtive des ravageurs et pour prévenir des dommages tardifs ou l’entrée d’ennemis lors de l’entreposage.

Les maladies, autant foliaires que racinaires, évoluent aussi avec ces écarts. Et certains acquis sont ébranlés, dont le fait que l’humidité favorise les champignons s’attaquant aux racines, alors que l’été dernier, plusieurs maladies racinaires ont été observées en pleine sécheresse. Également, la propagation des maladies s’est accentuée depuis quelques années. Les stress intenses subis par les plantes entrent sûrement en ligne de compte, affectant fortement leurs défenses naturelles. Une observation globale du champ doit être faite régulièrement afin de cibler les zones à risque de développer une problématique. Il est recommandé que ces zones soient par la suite dépistées assidûment pour permettre un traitement rapide si nécessaire, avant la propagation du problème au reste du champ.

Suite à tous ces changements météorologiques, les suivis aux champs doivent se faire avec l’esprit ouvert, sans idées préconçues sur ce que nous pourrions trouver. Le Réseau Agrocentre met à votre disposition divers moyens pour cibler et analyser les risques de vos cultures (imageries satellites, analyses foliaires, pièges, etc.). N’hésitez pas à discuter avec votre conseiller afin d’organiser un plan d’action personnalisé à vos cultures et à votre réalité !

AgConnexion est une nouvelle plateforme numérique intégrée, actuellement l’outil le plus complet et accessible pour les producteurs et leurs partenaires. Cet outil informatique permet aux clients de déposer ou consulter tous leurs documents au même endroit : rapports d’analyses de sol, Paef, recommandations, prescriptions, rapports Canada Gap, carnet de champs, cartes de rendement, etc. AgConnexion est la seule solution numérique qui effectue toutes les tâches dans un même cyberendroit. L’application mobile offre la possibilité de faire du dépistage à partir d’un téléphone mobile et/ou tablette, et d’enregistrer en temps réel des observations géoréférencées. Le producteur peut ainsi prendre connaissance des résultats à l’instant même où le dépisteur les inscrits. Aussi, des photos peuvent être déposées au dossier client pour démontrer que les seuils sont atteints et justifier les traitements recommandés, ce qui facilite grandement le travail du conseiller . AgConnexion permet également l’intégration des données des systèmes MyJohnDeere, Ag Leader, des contours de champs de la Financière agricole et des résultats d’analyses de sol et foliaires des principaux laboratoires ; tout est pris en charge directement. AgConnexion permet de créer des carnets de champ très complets notamment à partir des recommandations des représentants/conseillers qui sont élaborées à même le dossier du client. L’outil offre la possibilité de créer des rapports pour la certification Canada Gap de niveaux h1-h2-h3, une obligation à laquelle doivent se soumettre les exportateurs de produits maraîchers. Finalement, le logiciel donne accès à l’imagerie satellite, dont les images NDVI, qui aident les producteurs à localiser des endroits possiblement problématiques, et à déterminer d’éventuelles zones de gestion.

AgConnexion est un outil facile d’utilisation et complet à tous les niveaux. La solution est flexible et en constante amélioration, n’attendez plus pour la découvrir !

Dans la dernière année ont été émises les premières prescriptions pour l’utilisation de l’atrazine. Les justifications, accompagnées des prescriptions, visent à favoriser des meilleures pratiques agricoles. Les néonicotinoïdes et le chlorpyrifos sont des insecticides qui sont également ciblés par la nouvelle règlementation, à cause des risques qu’ils représentent pour la santé et l’environnement. Voici donc un aperçu de ce à quoi vous devrez faire face.

D’abord, le chlorpyrifos est un insecticide du groupe 1B. On l’utilise principalement au sillon ou au sol pour contrôler la mouche de l’oignon, la mouche du chou et différents vers gris par exemple. Ensuite, la famille des néonicotinoïdes comprend trois matières actives, soient l’imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxame. Ils font partie du groupe 4. Les néonics sont utilisés dans plusieurs cultures, autant en traitement de semences, au sillon ou en application foliaire. On les utilise d’ailleurs dans la pomme de terre comme pratique de gestion de la résistance du doryphore.

Depuis le 8 septembre 2018, une prescription est requise pour l’achat de semences de la classe 3A, qui inclut le maïs sucré traité aux néonicotinoïdes. Dès le 1er avril 2019, une prescription sera requise pour tous les achats de chlorpyrifos et de néonics destinés à l’application au champ. Votre conseiller devra également vous préparer une justification pour vous permettre d’utiliser ces pesticides. Dans une optique de réduction de l’utilisation des pesticides visés, certains facteurs sont à considérer dans la décision de traitement. En effet, il importe d’abord de faire une rotation des matières actives pour éviter le développement de la résistance des insectes face aux traitements. Pour minimiser l’impact environnemental, il faut aussi limiter l’utilisation de ces matières actives dans les champs dont la pente et la texture de sol augmentent le risque de lessivage. Une bonne analyse de la période critique d’infestation du ravageur, afin de sélectionner la méthode de lutte la plus efficace, est également importante.

Bref, l’exigence d’obtenir des justifications et prescriptions ne rend pas l’utilisation de certains pesticides illégale, mais elle nous incite à les utiliser à bon escient et à se questionner davantage sur les solutions alternatives. N’hésitez pas à contacter votre représentant Agrocentre pour un service adapté à votre réalité.

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