Coup d’oeil sur les céréales d’automne !

Les avantages d’inclure les céréales d’automne aux rotations ne sont plus à démontrer ; répartition des travaux aux champs, protection contre l’érosion, potentiel de rendement supérieur aux céréales de printemps, lutte aux mauvaises herbes ou encore le semis d’engrais vert suite à la récolte hâtive en sont quelques uns. Et c’est sans parler des bénéfices de l’ajout des céréales aux rotations traditionnelles de soya et maïs.

Doit-on opter pour un seigle d’automne ou un blé ? Il est plutôt facile d’écouler sa récolte de blé d’automne auprès des meuneries régionales et les minoteries sont acheteuses de qualité spécifique au niveau panifiable. De son côté, le marché du seigle reprend de la vigueur. La demande est en croissance pour les variétés hybrides. Selon les champs, le seigle sera plus rustique que le blé et la survie devrait donc être facilitée. Depuis quelques années, Semican offre d’ailleurs des variétés de seigle hybride. Qu’est-ce que c’est exactement ? Il s’agit d’un croisement entre deux variétés permettant d’obtenir une vigueur particulière, dite hybride, entraînant entre autre des rendements supérieurs aux deux lignées parentales. Semican, à l’avant-garde au niveau du seigle offre depuis quelques années le Brasseto et nouvellement sur le marché, le Bono. Les grains sont plus petits et la récolte est prisée pour des marchés spécifiques en alimentation animale. Le rendement peut être jusqu’à 25% supérieur à celui d’un seigle de type conventionnel ! De plus, le taux de semis est très faible, soit autour de 75 kg/ha. Brasetto et Bono tallent de façon impressionnante. La production de paille est aussi au rendez-vous avec les seigles hybrides. Pour ce qui est du seigle conventionnel, le Danko reste le choix de prédilection de plusieurs ; paille à profusion et stabilité de rendement année après année. Par contre pour que le seigle remplisse ses promesses, la régie doit y être. Par ailleurs, des contrats de rachat de récolte sont disponibles. Parlez-en à votre représentant Agrocentre !

Si on opte pour une culture de blé, différentes options sont possible. La réputation du blé fourrager Frontenac n’est plus à faire. Un rendement exceptionnel associé à une survie hivernale très bonne dans toutes les zones, en fait un allié sur la ferme. Il est peu maladif, facile à battre et avec une bonne quantité de paille. Du côté humain, le Warthog reste un des plus populaires sur le marché. C’est un blé sans barbe avec une excellente tolérance à la fusariose de l’épi. Semican ajoute cette année à sa gamme de blé panifiable, la variété Champlain. Cette dernière se démarque par sa résistance à la fusariose et son potentiel de rendement. Les tests en parcelles à différents sites ont permis d’atteindre un niveau de protéine généralement de 1% supérieur aux autres blés actuellement commercialisés, pour une régie identique dans les mêmes champs. Le blé Champlain passe aussi très bien au travers de l’hiver. Il est barbu, de longueur intermédiaire, avec un poids spécifique élevé et est très bon contre la verse. Pour les producteurs situés en zone 1, une autre alternative est possible au niveau du blé panifiable. La variété Brome y performe vraiment très bien. Bien qu’il soit haut de taille, sa tenue est excellente. Pour la survie hivernale, encore une fois, c’est en zone 1 qu’il est le meilleur. Au niveau de la qualité du grain, le blé Brome offre entre autre un poids spécifique élevé.

Après avoir porté une attention particulière à la sélection de nos variétés, quelques petites consignes de régie sont à respecter pour bien performer au champ. Autant pour la culture du seigle que pour le blé, il est avantageux de semer tôt. Une meilleure chance pour la survie à l’hiver, la vigueur de départ au printemps en est améliorée et en découle un effet au niveau des rendements. La profondeur de semis souhaitée n’est pas la même que dans le cas des céréales de printemps pour deux raisons. Pour une levée uniforme, les semences ont besoin d’humidité. En septembre/octobre, le terrain est généralement plus sec qu’au printemps alors ne soyez pas gêné de placer la semence à minimum 1 pouce ½ de creux. C’est aussi dans cette partie sous-terraine que le plant accumule ses réserves pour passer l’hiver. Si le grain est placé trop en surface, l’hypocotyle sera très court et on diminue donc les chances de survie. Bien que les semis à la volée fassent plusieurs adeptes, les résultats varient grandement d’une année à l’autre et c’est un risque qu’il faut être prêt à assumer. Et bien entendu, la fertilisation n’est pas à négliger, autant dans le seigle que dans le blé.

Arrive finalement le printemps, on se dépêche d’aller marcher nos champs. Il faut porter une attention particulière aux racines et en plus de valider l’état de la partie aérienne. Si la survie n’est pas parfaite mais qu’on choisit de conserver le champ en culture, il existe des moyens de réparer ou de contrôler les dégâts. En effet, selon les régions et les équipements à la ferme, il peut être possible pour certains de semer du pois. Ils se battront en même temps et seront facile à séparer au criblage. Sinon, un semis de trèfle peut être fait. Ce dernier remplira l’espace laissé disponible et contribuera en azote pour la culture suivante. Certains seront tenté de resemer une céréale de printemps, mais il est plutôt rare que les maturités concordent. Il faut alors sacrifier la maturité de l’un par rapport à l’autre ce qui aura un impact sur la qualité de notre récolte…

 

Pouvez-vous deviner le nom de l’entreprise décrite par les sept lettres suivantes ?

La lettre S pour : semences de qualité

La lettre E pour : équipe de spécialistes

La lettre M pour : mélanges fourragers

La lettre I pour : innovateurs

La lettre C pour : conseils judicieux

La lettre A pour : attentifs aux producteurs

La lettre N pour : numéro un des semences céréalières

Voici différents qualificatifs décrivant parfaitement l’entreprise SEMICAN.

Merci pour votre gamme variée et complète, pour votre dynamisme et votre collaboration de longue date avec les AGROCENTRES.


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