Commentaire sur les grains

Un printemps tardif, mais positif

Après des mois plus difficiles à l’automne dernier, le sourire chez les producteurs est à nouveau de retour. Les prix ont tranquillement fait leur bout de chemin depuis janvier pour atteindre à nouveau des niveaux très acceptables. Le printemps est aussi enfin arrivé. En Montérégie, les conditions restent quand même très humides. Il faudra certainement encore deux à trois semaines avant que les semis débutent. 

Côté prix, beaucoup ont profité de la fin du mois de mars pour réaliser des ventes dans le maïs. Pour l’ancienne récolte, plusieurs s’étaient fixés un premier objectif de vente à 205-210 $ à la ferme, ce qui aura été atteint sans trop de difficultés. Plus confiants et optimistes avec le retour à la hausse des dernières semaines, les ventes semblent maintenant être tombées au point mort, l’objectif : 220 $ à la ferme. Et nous n’en sommes en fait plus très loin, puisque pour livraison juin et juillet, il ne faudrait encore que quelques cents à la bourse et nous y serions. Il faut juste rester vigilant.

Comme au Québec, les producteurs aux États-Unis vont semer dans les prochaines semaines leur maïs et leur soya. Et si le stress à savoir si les conditions seront bonnes ce printemps pour débuter la saison se fait bien sentir sur le prix, il pourrait en être tout autre d’ici la fin juin. Il faut donc rester à l’affût, surveiller les prix et ne pas hésiter au besoin à nous contacter pour avoir une mise à jour rapide sur la situation. 

Dans le soya, il n’y a pour ainsi dire plus un grain de l’ancienne récolte. Mais, pour la prochaine récolte, c’est une autre histoire. Les prix très intéressants proposés depuis un certain temps auront amené nombre de producteurs à réaliser plusieurs ventes à l’avance. En moyenne, selon nos chiffres, au moins 20 à 30% du soya de la prochaine récolte serait ainsi déjà vendu. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise idée.

Comme on le sait, les producteurs américains devraient semer pratiquement 7% de plus de soya cette année. Au Québec, même si aucun chiffre officiel n’a été présenté jusqu’ici, on peut facilement croire que le phénomène sera semblable. C’est ce que suggèrent d’ailleurs déjà très bien les ventes de semences que nous avons réalisées cette année chez Agrocentre. On peut même se poser la question à savoir si ce printemps, pour la première fois de l’histoire du Québec, il ne se sèmera pas plus de soya que de maïs ?

Carrière

Nous Joindre

English