Grains : opportunités à prévoir ?

Plus que quelques mois pour vendre ses dernières récoltes

Reste-t-il encore de bonnes occasions pour vendre le grain qu’il reste dans les silos d’ici les récoltes ?

La réponse est oui, mais pas sous n’importe quelles conditions. Brièvement, voici quelques points à considérer :

C’est sec aux États-Unis dans certaines régions, mais pas assez encore. On parle essentiellement du Dakota du Nord et du Sud, et du Minnesota. Le centre et le sud des Plaines américaines sont aussi très secs, mais il s’y cultive beaucoup moins de maïs et soya, surtout du blé. N’empêche, certains commencent déjà à faire des rapprochements entre cette année et 2012…

C’est aussi trop humide et frais pour le moment aux États-Unis dans d’autres régions, le sud et l’est du Midwest américain. Certaines inquiétudes entourant un retard dans les semis pourraient soulever encore les prix dans les semaines à venir.

​La probabilité qu’un El Nino se manifeste cette année a été relevée à 60-70% à partir de juin. Généralement, ce phénomène météo n’a pas une incidence particulièrement définie au Canada et aux États-Unis en été. Certains parlent de conditions plus chaudes, d’autres qu’elles sont plus propices pour les cultures. Par contre, El Nino est reconnu pour avoir un impact plus marqué en Australie et en Asie. Le risque est donc bien réel que la récolte de blé de l’Australie soit affectée cette année.

La « base » au Québec a généralement tendance à grimper à partir du mois de mars jusqu’à la récolte dans le maïs. Ceux qui savent travailler séparément la base et le contrat à terme ont ici une belle opportunité d’aller chercher davantage qu’uniquement le prix du jour (prix spot).

Cela dit, il faut noter qu’à l’exception de la base au Québec, on parle surtout d’imprévus météo. Autrement dit, il faut espérer du mauvais temps aux États-Unis ou même ailleurs sur la planète si on souhaite réussir à vendre à meilleur prix d’ici les récoltes. Ce n’est pas impossible, mais c’est risqué.

Dans tous les cas, le mieux est de rester particulièrement à l’affut des rebonds des prix dans les prochaines semaines, surtout s’il s’agit de hausses alimentées par des imprévus météo. On le sait, il ne suffit, par exemple, que d’un coup d’eau pour atténuer, voire même effacer toute trace d’un début de sècheresse. Alors, pourquoi courir le risque, surtout s’il nous reste beaucoup de grains à vendre ?

Bien entendu, la période d’ensemencement n’est certainement pas le meilleur moment pour surveiller les marchés. Mais il suffit d’un coup de téléphone de quelques minutes à notre équipe chez Agrocentre, et nous pourrons rapidement vous dresser un aperçu de la situation et, au besoin, vous proposer différentes alternatives pour aller chercher le meilleur des prix d’ici les récoltes.

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