Bulletin technique

Les bulletins techniques pour leur part visent à informer sur un point bien précis.

Vous trouverez ci-bas les bulletins techniques parus à ce jour.

Le marché mondial des engrais est relativement stable. Par contre on note une légère appréciation des prix des différentes matières premières du à la demande pour la saison qui approche. L’Inde, le Pakistan et les pays d’Amérique du Sud, principalement le Brésil sont actifs sur le marché. De plus, sur le marché américain on note une demande afin de rebâtir les inventaires pour la saison des applications d’automne. Nous nous attendons qu’après cette période les prix devraient se repositionner à la baisse.

Azote : La demande pour l’urée est relativement stable à travers le monde et outre la demande aux USA pour remplir les entrepôts qui étaient assez vides et prendre des positions pour l’an prochain, il n’y a pas de tendance qui indique que les marchés devraient connaître une hausse importante. Les prix de l’urée se sont appréciés quelque peu du à cette demande passagère et devraient se rétablir en septembre /octobre. Le Sol Az et le nitrate sont compétitifs, par unité d’azote, par rapport à l’urée mais on note une tendance à la hausse.

Tendance : Ferme à court terme, le marché devrait se replacer.


Phosphore : Tout comme pour l’urée la demande saisonnière aux USA et un achat de 500 000 tonnes métriques de l’Inde ont donné un léger élan à la hausse pour le DAP et le MAP. Par contre les pressions à la baisse du prix des grains freinent la hausse potentielle du prix du phosphore même si les inventaires sont relativement faibles.

Tendance : Ferme à court terme, selon la demande le marché peut se diriger dans les deux sens.


Potasse : La cohésion des prix des fournisseurs sur le marché mondial a été égratignée lors de l’ouverture des soumissions pour la vente de potasse à l’Inde. En effet un petit fournisseur Russe à surpris tout le monde en quottant un prix 25% inférieur aux autres. Tous les fournisseurs ont du s’ajuster pour avoir une partie du gâteau ce qui a eu pour effet de mettre de la pression pour une diminution de prix ailleurs sur la planète, donc en Amérique du Nord.

Tendance : La baisse attendue s’est réalisé, d’autres baisses à prévoir

Fin du message

Mise à jour sur le marché des fertilisants

Voici un résumé du marché depuis la parution du premier bulletin au début du mois.

Azote :

La solution azotée est toujours vendue à escompte par rapport à l’urée, mais l’écart se rétréci du à la hausse du prix du Sol Az. Le marché de l’urée, qui était ferme, semble quant à lui perdre de la vigueur. Des baisses semblent à prévoir pour la fin du troisième trimestre ou le début du quatrième. Par contre, le prix plancher de l’urée est maintenant basé sur les coûts de production en Ukraine où le coût du gaz naturel est le plus élevé sur la planète. On évalue à 30 $ ou 40 $ la diminution possible du prix de l’urée avant que certains producteurs n’arrêtent leur production, à moins que leurs contrats de gaz naturel ne soient renégociés à la baisse ; à ce moment la baisse pourrait être plus importante. Ce scénario, bien que possible, semble improbable.

Tendance : vers une faible baisse, relativement stable.


Phosphore :

Le marché des produits phosphatés DAP / MAP semble quant à lui être plus ferme. Le niveau des inventaires de la chaîne de distribution et des producteurs de phosphore nord-américain est sous les moyennes historiques et la demande mondiale reste bonne, donc les prix restent assez fermes. Comme nous n’avons pas d’applications d’automne, ce raffermissement temporaire du marché se concrétise ailleurs et ne devrait pas flancher avant que la demande de l’hémisphère sud s’épuise et que les producteurs américains aient appliqué leur phosphore.

Tendance : ferme à courts termes, en faiblissant à moyens termes


Potasse :

Pour la potasse, c’est le jeu du chat et de la souris. Les fermiers nord-américains restent réticents à appliquer de la potasse aux prix actuels malgré des baisses de 400 $ environ depuis les sommets de 2009. Donc ils attendent. Les fabricants, de leur coté, ne croient pas que diminuer le prix de 50 $ ou 100$ la tonne créera de la demande, alors chacun reste sur ses positions. Autre facteur important, les prix payés par les Indiens 460 $ us/mt CFR (standard grade) et 525 $ us/mt (granulaire) par les Brésiliens sont inférieurs aux prix publiés en Amérique du nord, donc il y a incompréhension à payer localement plus cher que le marché mondial. Les négociations avec les Chinois sont probablement la dernière étape pour déterminer le prix à venir et elles peuvent durer encore quelques mois.

Tendance : ferme à courts termes, possibles baisses à moyens termes.


Fin du message

Mise à jour sur le marché des fertilisants 

Azote :

Il y a présentement de la pression à la baisse sur le prix de l’urée. Les principaux acheteurs sur le marché mondial attendent avant de reprendre des positions et les producteurs d’azote ont des tonnes disponibles pour livraison en septembre. Du coté de la production : le prix du gaz naturel, payé par les producteurs d’azote ukrainiens, vient d’être renégocié à la baisse. Nous avons vu immédiatement les prix fléchir d’environ 10 $US/tm, ce que plusieurs prévoyaient, et ceci a entrainé les autres marchés à la baisse. D’autres légères baisses sont à prévoir à court terme. D’un autre coté, les inventaires US étant très bas, il pourrait y avoir pression sur la demande ce qui entrainerait des prix à la hausse.

Phosphore :

Les prix du DAP/MAP sont fermes à légèrement haussier. La demande mondiale est bonne et les producteurs de phosphore ont des carnets de commande bien remplis pour les prochains mois. Historiquement, les prix à cette période de l’année se raffermissent et il y a correction au quatrième trimestre.

Potasse :

Pas de changement dans le marché ; il y a des rumeurs aux USA que les prix soient à la baisse, par contre, aucun producteur nord-américain n’a modifié sa liste de prix. On s’attend à ce que la demande soit bonne pour les applications d’automne, donc il est peu probable que la correction n’arrive avant cette période. Aussi, les Chinois continuent de négocier, c’est un facteur très important dans la détermination du prix futur.



Fin du message

Qu’advient-il de la fertilité de nos sols après la saison 2009

La fluctuation de prix des grains, l’augmentation des prix d’engrais, la température, autant de facteurs qui ont fait en sorte que les producteurs ont réduit l’apport des fertilisants en 2009. Les statistiques le prouvent, environ 50 % moins de potasse et de 20 à 30 % moins de phosphore ont été appliqués sur les champs cette année. Bien que l’on ne connaisse pas encore les rendements de 2009, les quatre ou cinq années précédentes ont été relativement bonnes. Cela a été possible entre autres parce que les plantes ont pu puiser les éléments nutritifs à même la banque du sol. C’est bien connu, on peut faire bien des retraits à la banque, mais cela ne peut continuer indéfiniment s’il n’y a pas de paie qui rentre toutes les semaines. 

À quel niveau se situera la fertilité de nos sols après la saison 2009 ?

Des études récentes menées tant au Québec qu’ailleurs aux USA tendent à démontrer que le niveau des éléments nutritifs essentiels, dont entre autres le phosphore et le potassium, avait déjà atteint ou est en deçà des niveaux critiques nécessaires pour assurer un rendement optimum des cultures, et ce, dans plusieurs champs. Il est à noter que ces analyses ont été faites avant 2009, avant les coupures d’engrais.

Il faut se rappeler que, pour atteindre des rendements optimums, particulièrement quand on utilise des cultures ayant un potentiel de rendement élevé, le niveau de fertilité du sol doit être adéquat. Quel meilleur outil que l’analyse de sol de chaque champ pour savoir exactement à quel niveau les éléments fertilisant se situe.

L’analyse de sol est probablement l’investissement le plus profitable que vous pouvez faire car il vous permet de vérifier le niveau des éléments fertilisants du sol et d’évaluer quelles seront les applications d’amendements (chaux, fertilisants, éléments mineurs) qui vous permettront de balancer le profil nutritionnel de votre sol afin de maximiser le potentiel de vos cultures.

Bien qu’un niveau minimum soit requis pour la plupart des éléments, la proportion entre les éléments est aussi essentielle pour atteindre des rendements optimums. Ex : on peut appliquer beaucoup d’azote, mais si le niveau de potasse n’est pas suffisant, on dépensera beaucoup d’argent sans atteindre le rendement que l’on s’était fixé. Un autre exemple ; le phosphore. En aidant au développement des racines, il améliore la capacité de la plante à explorer le profil de sol et à utiliser le maximum d’éléments fertilisants.

La planification de la saison de culture 2010 se fera bientôt. Assurez-vous, en faisant le plus d’analyse de sol possible, de posséder toutes les informations nécessaires afin que les fertilisants que vous appliquerez soient utilisés le plus efficacement possible par vos cultures.

Texte de Stéphane Lanctôt, agr. Traduit et adapté librement d’un article de Dan Froehlich, Ph.D. Director of Agronomy, Mosaic Company.

Stéphane Lanctôt, agr.

Chauler selon l’analyse et le type de sol

Pour atteindre des rendements optimums, le niveau de fertilité du sol doit être adéquat. L’analyse de sol vous permet de vérifier le niveau d’acidité de la solution et de réserve (ph et ph tampon), le pourcentage de saturation des bases (Ca++, Mg++ et K+) et le ratio entre ces dernières. Ceci vous permettra de recommander la bonne quantité ainsi que le type de chaux adéquat afin de balancer le profil nutritionnel du sol.

Quantité : Calculée en fonction du ph tampon qui représente la quantité nécessaire de chaux pour neutraliser les ions H+ dans la solution ainsi que ceux qui sont adsorbés sur la CEC. Les grilles de recommandation de chaux sont faites en fonction du pouvoir neutralisant et d’une profondeur d’incorporation, vous devez ajuster selon le type de chaux dont vous disposez et de la profondeur du travail de sol du producteur.

Type de chaux : Choisir le type de chaux en fonction de l’analyse du Calcium, du magnésium et de la potasse et du ratio en % de saturation des bases de ces différents éléments.

CEC < 12 : « frigidaire de motel » : Sols sableux, petite capacité de réserve mais doit être bien pourvu et très bien équilibré pour soutenir un rendement élevé. Ont besoin d’être analysés et chaulés plus souvent (1X/3ans). Le niveau de magnésium est souvent faible (<10% de saturation ou < 200kg/ha), il faut donc souvent appliquer de la chaux magnésienne, dolomitique ou du Calpomag. Ne pas appliquer trop de potasse car vous pouvez bloquer le Mg si le ratio du % de saturation K/mg > 0.4. Niveau de saturation idéal : Ca : 55 à 75%, Mg : 11 à 15% et K : 4 à 5%. Attention au sur-chaulage !!!!

CEC 13 à 17 :« frigidaire d’étudiant » : Sols moyens souvent constitués de particules de sable fins ou de limon. Très difficiles à structurer d’où l’importance de maintenir un ph adéquat et une présence de racine en croissance le plus longtemps possible (engrais vert). Il faut encore bien balancer les éléments et ne pas sur-chauler car cela pourrait facilement rendre certains éléments mineurs (Mn et Zn) moins disponibles. Viser entre 3 et 4% de saturation pour la potasse, 10 et 11% pour le Mg et entre 75 et 80% pour le Ca.

CEC > 17 : « Chambre froide de restaurant » : sols lourds composés d’un mélange de limon et d’argile. Il faut garder un niveau de potasse et de Calcium adéquat car ces sols sont souvent riches en Mg (sat>15%) et cela les rend plus susceptibles à la compaction et au manque de potassium. Dans certains cas ou le magnésium est vraiment élevé (ration Mg/Ca >0,25), on peut faire un apport de chaux même si le ph tampon indique 6.9 et plus. % Saturation visés : Ca : 80 à 85%, Mg : 10% et K : 2.5 à 3.5%.

 Stéphane Lanctôt, agr.

Mise à jour sur le marché des fertilisants

Il s’est passé plusieurs évènements depuis la publication de la dernière mise à jour au mois de septembre. Contrairement aux dernières années, le marché réagi peu ou de façon plus discipliné aux fluctuations de l’offre et de la demande. En général, les acheteurs sont frileux à prendre des positions importantes sur les marchés, sauf bien sûr l’Inde et le Pakistan où la demande pour l’importation de NPK est importante et où il y a peu d’acheteurs. Par exemple, depuis le début de septembre, l’Inde a acheté plus d’un million et demi de tonnes d’urée, le Pakistan environ un million dont plus de six cent mille dans les dernières semaines, toutes ces tonnes sont pour livraison avant la fin novembre. Ce ne sont pas des chiffres hors du commun pour cette période de l’année mais ça met de la pression sur l’offre mondiale.

Du coté Américain les acheteurs ne sont tout simplement pas présents sur le marché. Quelques facteurs occasionnent cette situation : les effets de la saison passée où plusieurs ont perdu beaucoup d’argent et la récolte qui tarde à venir ce qui occasionne un retard dans l’application de fertilisants. De plus, les producteurs agricoles américains ne semblent pas très pressés à prendre des positions pour leurs besoins d’automne.


Azote

Avec les achats récents de l’Inde et du Pakistan, le marché de l’urée s’est raffermi dans les dernières semaines. Il y a eu aussi de l’intérêt de la part d’acheteurs dans l’est Canadien, occasionné par la fermeture prochaine de la voie maritime. Nous nous attendons à revoir bientôt les acheteurs américains sur les marchés, leurs inventaires étant très bas. Il faut se rappeler que les USA doivent importer cinq millions de tonnes d’urée annuellement, donc ils devront commencer à s’approvisionner un jour.

Phosphore

Comme la demande américaine est presque inexistante due au retard de la récolte et que la demande mondiale est stable, les prix du DAP et du MAP se sont contractés quelque peu dans les dernières semaines. Tout comme l’urée, les inventaires au niveau des détaillants et des grossistes sont bas. Ils devront se remplir, pour la faible demande prévue cet automne ainsi que pour le printemps prochain.

Potasse

La patience semble être la principale qualité des producteurs de potasse et des acheteurs chinois. Rien ne transpire des négociations sur les contrats futurs de potasse. Sur le marché local, un des producteurs canadiens a diminué légèrement son prix dans les dernières semaines, les autres ont suivi immédiatement.

Mise à jour sur le marché des fertilisants

 
Des inventaires relativement bas, une demande ferme, on observe donc des augmentations de prix sur les marchés depuis plusieurs mois. Cette tendance se poursuit, sauf en ce qui concerne la potasse qui a connu récemment une correction de prix suite à un achat majeur venant de la Chine. 

Azote :

Les inventaires continuent d’être sous les niveaux normaux dans la chaine d’approvisionnement, ce qui a pour effet de maintenir un soutient aux prix et ces derniers pourraient s’apprécier d’ici le printemps. Les prix continuent donc d’être fermes, spécialement au niveau de l’urée et la demande semble soutenue. 

Phosphore :

La même tendance est observée au niveau des phosphores. La demande est soutenue et les inventaires relativement bas, ce qui stimule les fournisseurs de ces produits à maintenir leurs prix. La résultante étant que les prix augmentent graduellement de façon constante et régulière. 

Potasse :

La vente par un manufacturier Russe d’un million de tonnes de potasse aux Chinois est venue établir un plancher au prix mondial. Toutefois, certains fournisseurs internationaux de cette commodité ont déjà signifié ne pas vouloir emboiter le pas dans cette direction. D’autres producteurs de potasse n’ont pas encore réagit et plusieurs observent les mouvements sur ce marché. Les produits connexes tels K-Mag et Sulfate de potasse sont aussi sous la loupe car des ajustements sont à prévoir sur ces produits. Il s’agit peut-être d’un ajustement à la baisse temporaire et il se peut qu’il y ait reprise par la suite d’ici le printemps. À suivre. 

Fin du message

Mise à jour sur le marché des fertilisants 


Les prix se raffermissent, car la demande des produits fertilisants se maintient et ceux qui vendent sur les grands marchés sont actuellement en bonne position pour maintenir leurs prix et la tendance en hausse. En parallèle, le marché des grains semble démontrer un peu d’essoufflement. Si cela se poursuit, est-ce que ça aura un effet à la baisse sur le prix des fertilisants d’ici le printemps ? Nous le saurons bientôt…

Azote :

Tous les produits azotés, CAN, urée, Sol-Az et nitrate (34-0-0) sont en demande si bien que les prix poursuivent leur montée graduelle qui a commencé après Noël. La disponibilité de certains produits, particulièrement le Can et le Nitrate fabriqués en Europe, semble très serrée avec des problèmes de production dans certaines usines. 

Phosphore :
 
Au cours des dernières semaines, le prix des engrais phosphorés a encore augmenté. Les prix demeurent fermes et la demande stable et soutenue, mais nous n’entrevoyons pas d’autre augmentation majeure d’ici le printemps.

Potasse :

Suite à la récente baisse de prix les fabricants mondiaux ont déjà annoncé une hausse à entrevoir dans un proche avenir. La récréation est donc terminée et on pourrait subir des hausses de prix pour ces produits dans les prochains mois. 

Dollar :

Le huard continue sa glissade depuis quelques jours, après avoir atteint un sommet à $0.9755, ce qui pourrait influencer les prix légèrement à la hausse si cette tendance se maintient.

Mise à jour sur le marché des fertilisants 

Azote :

Nous connaissons une accalmie probablement momentanée dans le marché de l’urée au niveau mondial. L’Inde qui habituellement présente à ce temps-ci de l’année est absente sur les marchés. Cette absence ce fait sentir par un ralentissement sporadique de la demande pour l’urée si bien que le prix mondial s’est corrigé légèrement par rapport aux sommets que nous avons connus en début d’année. La rumeur se fait persistante à l’effet d’un retour de l’Inde dans l’équation de la demande à plus ou moins court terme. 

Autre facteur important : le retard sur les ensemencements aux USA ce qui par le fait même reporte les applications d’azote. Les conditions humides qui prévalent un peu partout chez nos voisins du sud sont à l’origine de ces retards.

Nous anticipons une hausse de l’urée si la demande revient rapidement d’ici la période des ensemencements. Il se peut qu’il y ait une baisse une fois notre période de semis terminée. 

Du côté des autres sources d’azote, tel le CAN et le nitrate, il y a très peu de mouvements et les prix demeurent stables.

Phosphore : 

Sur l’échiquier mondial, la demande demeure ferme pour les produits à base de phosphore. La demande, stimulée par les acheteurs en Inde et en Amérique centrale, demeure ferme si bien que les prix sont élevés et stables. Aucune baisse prévue sur ces marchés d’ici la période des semis. 

Autre facteur : le prix du soufre. Cet élément, essentiel à la fabrication des fertilisants phosphatés, se fait rare, donc son prix est élevé, contribuant à maintenir le prix de ces produits.

Potasse :

Toujours au niveau international, le prix de la potasse devrait se maintenir aux niveaux actuels d’ici la fin du printemps. 

Mondialement, la demande est stable et ferme et plusieurs grosses commandes ont été confirmées par des acheteurs tels que l’Inde, notamment. 

Dollar canadien : 

La force du dollar canadien se maintient : il s’est transigé au-dessus de 0,99 $ et semble vouloir rester au-dessus de la barre des 0,98 $, ce qui est bon signe pour nos approvisionnements futurs. 

Conclusion : 

Rien de nouveau selon la tendance exprimée sur les marchés mondiaux depuis des mois. La demande est ferme et stimulée principalement par les besoins en phosphore et potasse. 

Tous les intervenants croient que les agriculteurs voudront ajuster et balancer le niveau de fertilité des sols afin de compenser pour les faibles quantités appliquées ces dernières années suite aux prix élevés de fertilisants que nous avons subits.

Bon printemps !

Fin du message

Mise à jour sur le marché des fertilisants 

La saison 2010 tire à sa fin et il est déjà temps de préparer la saison 2011.

En général, la demande pour les fertilisants a été bonne en 2009-2010. Comme les prix sont revenus à des niveaux plus acceptables pour les agriculteurs, nous avons vu les volumes de vente se rapprocher des valeurs historiques. 

Azote :
 
La demande mondiale des dernières semaines a mis une certaine pression sur le prix des différents produits azotés. Des quantités importantes d’urée granulaire ont été achetées, ce qui a fait augmenter les prix par rapport au creux du mois de mai. Les fabricants d’urée sont « sold out » pratiquement jusqu’à la fin du mois d’août et la demande se maintient. La tendance pour les prochains mois est que les prix vont rester fermes.

CAN et le nitrate : Comme la demande venant de l’Europe, de l’Ukraine et de la Russie est très bonne et que les inventaires sont bas présentement dans la chaine d’approvisionnement, les fabricants maintiennent des prix élevés.

Solution azotée : La demande de l’Argentine et de l’Europe (France) est bonne là aussi, donc les prix restent fermes. En Amérique du Nord, la compagnie CF Industries a exporté plusieurs bateaux vers l’Europe afin de diminuer ses inventaires et permettre de maintenir leurs prix sur le continent.

Phosphore :

La demande mondiale est très bonne et les fabricants maintiennent sous contrôle leur niveau d’inventaires. On peut s’attendre à voir le phosphore rester ferme. La majorité des fabricants d’engrais phosphatés ont signé d’importants contrats avec l’Inde et le Pakistan et sont très confortables avec leurs carnets de commandes. Il serait surprenant de voir les prix du phosphore diminuer de façon importante dans les prochains mois. Il faut attendre la fin de la demande en Amérique du Sud et la fin des applications aux États-Unis pour voir une certaine correction, si correction il y a. Les prix actuels se situent au niveau des prix du printemps 2010.

Potasse :

Les fabricants de potasse ressentent une certaine pression pour ajuster leurs prix à la baisse. Par contre, comme la demande est nulle sur le marché nord américain, on ne s’attend pas à des mouvements importants. 

Conclusion :

Le marché des fertilisants est ferme dû à la demande importante des pays qui ont besoin de produits immédiatement pour leurs semis. En excluant le phosphore où nous devrions voir les prix fermes du printemps 2010 se maintenir, on ne s’attend pas à d’importants mouvements à la hausse en ce qui concerne les autres produits.

Fin du message

Mise à jour sur le marché des fertilisants

Suite à la correction de la bourse de Chicago au cours de la dernière semaine, le marché international des fertilisants a connu une légère accalmie. Les perspectives demeurent toutefois haussières et la tendance est à la hausse en général. 

Azote :

Certains pays tel l’Inde ont complété leurs achats récemment ce qui a eu comme effet de ralentir la hausse constatée sur ce marché. Il reste que certains autres pays d’’Amérique du sud et d’Amérique centrale auront à combler des besoins au cours des prochains mois. Un autre facteur qui aide à tempérer les ardeurs du marché international est la fermeture prochaine du trafic par barge aux États-Unis avec la saison hivernale qui s’en vient. En conséquence, on a vu le prix de l’urée se contracter par rapport au sommet des dernières semaines. 

De leurs côtés, les prix pour le nitrate, le CAN et de la solution azotée, continuent d’augmenter. 

Phosphore :

Il semble que du côté du phosphore, les prix n’ont pas encore atteint le seuil de recul. L’offre suffit à peine à combler la demande et supporte cette tendance.

On s’attend à ce que le prix du phosphore demeure ferme pour les prochains mois. Il n’y aura pas vraiment de produit à écouler sur les marchés en provenance de la nouvelle mine en Arabie Saoudite (2.5 million de tonnes par année) avant le printemps 2012. 

Potasse :

On n’entend rien de spécial à part les pourparlers quant à la vente de PCS. 

Conclusion :

Mise à part le fléchissement sur marché de l’urée, la tendance se poursuit sur la pente ascendante et le prix des fertilisants demeurent en hausse. On espère que la situation pourra se replacer d’ici le printemps. 

Peu de distributeurs de l’est du Canada ont l’intention de se stocker à ces niveaux et ne voudront certainement pas répéter le même modèle qu’en 2008-2009

« Accédez à la dernière version électronique du bulletin du réseau Agrocentre sur le marché des fertilisants !!!! Pour obtenir la version électronique du bulletin « L’Indice Orange », vous n’avez qu’à cliquer sur le lien plus bas pour avoir accès à l’édition de Janvier 2011. »

http://agrocentre.qc.ca/pdf/bulletin_15_janvier_2011.pdf

Mise à jour sur le marché des fertilisants

Les marchés poursuivent sur leur lancée des derniers mois et demeurent fermes pour la majorité des ingrédients de base.

Les récents communiqués du USDA indiquent une évaluation en baisse des stocks de reports pour le maïs et le soya chez nos voisins du sud. La demande en grain est très forte pour l’éthanol et il y a une compétition pour les superficies en culture, si bien que l’ensemble des cultures sont touchées.

Ce phénomène engendre une pression à la hausse sur la demande de fertilisants.

Ce qui peut compliquer les choses est qu’il y a relativement peu de preneurs aux prix actuellement demandés par les grands fabricants à l’échelle internationale. Ces derniers sont campés sur leurs positions car les différents facteurs d’ordre politique, géographique, environnemental et économique les confortent dans leur attitude. Sécheresse en Argentine et inondations en Australie n’aideront pas à faire baisser la pression. De plus, la Chine, le plus grand producteur de blé de la planète avec 110 millions de tonnes, fait face à une sécheresse sans précédent dans les régions où se produit cette céréale. Ces éléments font en sorte que le prix des grains est et demeurera probablement ferme pour les mois à venir.

Du côté des importateurs et grossistes toutefois, plusieurs n’osent se compromettre à ces niveaux de prix ce qui fait que pour l’instant, bien que le marché demeure ferme, il n’y a pas de flambée des prix. Les stocks de fertilisants dans la chaine de distribution sont relativement bas, mais la production devrait suivre la demande. Il y a tout de même certains risques à ce que l’approvisionnement soit serré dans le pic de la demande printanière selon l’évolution de la situation.

Donc, pour tous les fertilisants de base, la tendance est ferme et devrait le demeurer pour les prochains mois.