Bulletin #5 : 10 septembre 2009

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Qu’advient-il de la fertilité de nos sols après la saison 2009

La fluctuation de prix des grains, l’augmentation des prix d’engrais, la température, autant de facteurs qui ont fait en sorte que les producteurs ont réduit l’apport des fertilisants en 2009. Les statistiques le prouvent, environ 50 % moins de potasse et de 20 à 30 % moins de phosphore ont été appliqués sur les champs cette année. Bien que l’on ne connaisse pas encore les rendements de 2009, les quatre ou cinq années précédentes ont été relativement bonnes. Cela a été possible entre autres parce que les plantes ont pu puiser les éléments nutritifs à même la banque du sol. C’est bien connu, on peut faire bien des retraits à la banque, mais cela ne peut continuer indéfiniment s’il n’y a pas de paie qui rentre toutes les semaines. 

À quel niveau se situera la fertilité de nos sols après la saison 2009 ?

Des études récentes menées tant au Québec qu’ailleurs aux USA tendent à démontrer que le niveau des éléments nutritifs essentiels, dont entre autres le phosphore et le potassium, avait déjà atteint ou est en deçà des niveaux critiques nécessaires pour assurer un rendement optimum des cultures, et ce, dans plusieurs champs. Il est à noter que ces analyses ont été faites avant 2009, avant les coupures d’engrais.

Il faut se rappeler que, pour atteindre des rendements optimums, particulièrement quand on utilise des cultures ayant un potentiel de rendement élevé, le niveau de fertilité du sol doit être adéquat. Quel meilleur outil que l’analyse de sol de chaque champ pour savoir exactement à quel niveau les éléments fertilisant se situe.

L’analyse de sol est probablement l’investissement le plus profitable que vous pouvez faire car il vous permet de vérifier le niveau des éléments fertilisants du sol et d’évaluer quelles seront les applications d’amendements (chaux, fertilisants, éléments mineurs) qui vous permettront de balancer le profil nutritionnel de votre sol afin de maximiser le potentiel de vos cultures.

Bien qu’un niveau minimum soit requis pour la plupart des éléments, la proportion entre les éléments est aussi essentielle pour atteindre des rendements optimums. Ex : on peut appliquer beaucoup d’azote, mais si le niveau de potasse n’est pas suffisant, on dépensera beaucoup d’argent sans atteindre le rendement que l’on s’était fixé. Un autre exemple ; le phosphore. En aidant au développement des racines, il améliore la capacité de la plante à explorer le profil de sol et à utiliser le maximum d’éléments fertilisants.

La planification de la saison de culture 2010 se fera bientôt. Assurez-vous, en faisant le plus d’analyse de sol possible, de posséder toutes les informations nécessaires afin que les fertilisants que vous appliquerez soient utilisés le plus efficacement possible par vos cultures.

Texte de Stéphane Lanctôt, agr. Traduit et adapté librement d’un article de Dan Froehlich, Ph.D. Director of Agronomy, Mosaic Company.

Stéphane Lanctôt, agr.

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