Prescriptions chlorpyrifos et néonic : impacts dans le champ et alternatives

Dans la dernière année ont été émises les premières prescriptions pour l’utilisation de l’atrazine. Les justifications, accompagnées des prescriptions, visent à favoriser des meilleures pratiques agricoles. Les néonicotinoïdes et le chlorpyrifos sont des insecticides qui sont également ciblés par la nouvelle règlementation, à cause des risques qu’ils représentent pour la santé et l’environnement. Voici donc un aperçu de ce à quoi vous devrez faire face.

D’abord, le chlorpyrifos est un insecticide du groupe 1B. On l’utilise principalement au sillon ou au sol pour contrôler la mouche de l’oignon, la mouche du chou et différents vers gris par exemple. Ensuite, la famille des néonicotinoïdes comprend trois matières actives, soient l’imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxame. Ils font partie du groupe 4. Les néonics sont utilisés dans plusieurs cultures, autant en traitement de semences, au sillon ou en application foliaire. On les utilise d’ailleurs dans la pomme de terre comme pratique de gestion de la résistance du doryphore.

Depuis le 8 septembre 2018, une prescription est requise pour l’achat de semences de la classe 3A, qui inclut le maïs sucré traité aux néonicotinoïdes. Dès le 1er avril 2019, une prescription sera requise pour tous les achats de chlorpyrifos et de néonics destinés à l’application au champ. Votre conseiller devra également vous préparer une justification pour vous permettre d’utiliser ces pesticides. Dans une optique de réduction de l’utilisation des pesticides visés, certains facteurs sont à considérer dans la décision de traitement. En effet, il importe d’abord de faire une rotation des matières actives pour éviter le développement de la résistance des insectes face aux traitements. Pour minimiser l’impact environnemental, il faut aussi limiter l’utilisation de ces matières actives dans les champs dont la pente et la texture de sol augmentent le risque de lessivage. Une bonne analyse de la période critique d’infestation du ravageur, afin de sélectionner la méthode de lutte la plus efficace, est également importante.

Bref, l’exigence d’obtenir des justifications et prescriptions ne rend pas l’utilisation de certains pesticides illégale, mais elle nous incite à les utiliser à bon escient et à se questionner davantage sur les solutions alternatives. N’hésitez pas à contacter votre représentant Agrocentre pour un service adapté à votre réalité.


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