Édition janvier 2019

Depuis ces deux derniers siècles, l’humanité a fait des pas énormes en ce qui a trait à l’innovation et aux progrès technologiques. Cette évolution a grandement servi à l’homme, notamment en améliorant de façon considérable sa qualité de vie et son efficacité à accomplir différentes tâches. Comme dans de nombreux secteurs, le numérique se développe en agriculture. En fait, nous vivons actuellement ni plus ni moins qu’une révolution agricole. La révolution est un changement ou une transformation radicale par rapport au passé immédiat, et c’est exactement ce qui se produit présentement dans le secteur agricole et agroalimentaire.

Mais comment s’y retrouver ? Et comment intégrer ces nouveaux outils à notre mode de production actuelle sans y laisser trop de temps et d’argent ? Cet article brosse un bref portrait des technologies agricoles disponibles et offre quelques trucs afin de faire le tri et de mieux diriger vos efforts.

L’agriculture numérique représente l’application moderne des technologies de l’information et de la communication dans le domaine agricole. Le numérique inclut plusieurs technologies comme les appareils d’agriculture de précision, les objets connectés, l’utilisation des cartes satellites, les capteurs, les systèmes de positionnement GPS, les bases de données, les drones, la robotique, etc.

L’agriculture de précision, ou numérique, a aussi plusieurs buts :

- offrir des outils d’aide à la décision ;

- permettre d’optimiser les rendements versus les investissements ;

- préserver les ressources naturelles (ex : irrigation optimisée) ;

- diminuer l’impact environnemental via les 4B ;

- diminuer ou optimiser les ressources financières et énergétiques ;

- faciliter la conformité règlementaire et l’application des exigences de traçabilité ;

- bâtir et archiver une « mémoire » d’exploitation.

L’agriculture de précision est devenue l’un des pilliers de l’agriculture durable, puisqu’elle se veut respectueuse de la culture, de la terre, de l’agriculteur et du même coup, de son portefeuille. En effet, apporter plus précisément la bonne dose au bon endroit, et au bon moment, ne peut que bénéficier à la culture, au sol, aux nappes phréatiques, et ainsi à tout le cycle agricole. 

Tous les bénéfices du numérique apportent une valeur incroyable au processus de production, se traduisant par un accroissement du rendement qui est directement lié à l’intégration des technologies. Cette valeur ajoutée peut être déterminée en analysant l’augmentation de rendement estimée versus le coût de chacune des technologies utilisées. Les résultats ci-dessous sont issus d’un rapport de Goldman Sachs de juillet 2016[1], qui a fait une évaluation du marché du numérique en agriculture et de la valeur ajoutée de différentes technologies :

Fertilisation à taux variable –Marché potentiel de 65 G$ avec une valeur ajoutée de 200 G$, basée sur une augmentation de rendement de 18%.

Semis à taux variable –Marché potentiel de 45 G$ avec une valeur ajoutée de 145 G$, basée sur une augmentation de rendement de 13%.

Réduction de la compaction via les plus petits tracteurs – Marché potentiel de 45 G$ avec une valeur ajoutée de 145 G$, basée sur une augmentation de rendement de 13%.

Irrigation de précision– Marché potentiel de 35 G$ avec une valeur ajoutée de 115 G$, basée sur une augmentation de rendement de 10%.

Gestion des données et surveillance des champs– Marché potentiel de 35 G$ avec une valeur ajoutée de 125 G$, basée sur une augmentation de rendement de 10%.

Pulvérisation de précision– Marché potentiel de 15 G$ avec une valeur ajoutée de 50 G$, basée sur une augmentation de rendement de 4%.

Mais par où commencer pour ne pas s’y perdre et s’assurer de pouvoir profiter des bienfaits de ces technologies, dont celui de sauver du temps et de l’argent ? Voici trois conseils pour vous aider à intégrer l’agriculture numérique à vos opérations.

Commencez par le début

Débutez avec des applications simples et pratiques. Plusieurs outils, tel que l’outil de dépistage AgConnexion, sont simples d’utilisation et peuvent être très pratiques pour répertorier les ennemis des cultures, les sorties de drains et les gros cailloux, par exemple. Ne vous lancez pas dans les semis à taux variables si vous n’avez pas le semoir adéquat et aucun système de guidage GPS.

 

Prévoyez un mini-budget dédié au numérique

L’argent est souvent un frein au développement de ces outils. Pourtant, pour quelques centaines de dollars par année, vous pouvez avoir accès à des cartes satellites, des analyses de sols géo référencées, un carnet de champs électronique, un registre d’application de pesticides numérique etc... Tout cela à même votre téléphone intelligent ou votre tablette. Parions que vous donnez plus à votre comptable ou à votre fournisseur de machinerie sans qu’ils ne vous rapportent autant !

 

Travaillez en mode raffinement

1. Testez une tactique sur un champ en particulier (ex : analyses de sol GPS) et selon les résultats, déployez tranquillement sur l’ensemble de la superficie.

2. Lancez une offensive sans attendre un produit parfait. La plupart des outils disponibles sont très récents et en mode de perfectionnement constant. Commencez tout de suite si vous ne voulez pas être dépassés dans un proche avenir.

3. Tolérez l’échec : au début, tout outil numérique demande du temps pour apprivoiser l’interface et les différentes fonctionnalités. Une fois maîtrisés, ces outils vous permettront de sauver du temps bien qu’au tout début, vous aurez l’impression d’en perdre !

Dans l’ère technologique d’aujourd’hui, fouiller dans la paperasse et les dossiers ne devrait pas être une réalité. Non seulement c’est difficile d’en garder une trace, mais c’est compliqué et fastidieux. À ce stade, ne devrions-nous pas tous avoir accès à des informations vitales n’importe où, à tout moment ? La technologie est manifestement nécessaire dans les entreprises agricoles pour une meilleure efficacité.

L’agriculture a traditionnellement été une activité économique risquée, et les producteurs, partout dans le monde, ont été impactés par les ralentissements économiques et les aléas de la météo. L’agriculture numérique et l’implantation des objets connectés et des technologies réduisent essentiellement les risques d’erreurs potentielles et finalement, maximisent les rendements. 

Avec l’accroissement de la population mondiale, une conscience grandissante de l’importance de protéger notre environnement et la demande des citoyens pour une meilleure salubrité, traçabilité et innocuité des aliments, l’agriculture et ces acteurs font face à des défis énormes. Pour parvenir à les surmonter, l’agriculture numérique n’est pas seulement un atout, mais bien un incontournable pour assurer une qualité de vie aux producteurs, conseillers et tous les acteurs de l’industrie.

 

[1] Profiles in innovation precision Farming, cheating Malthus with digital Agriculture, The Goldman & Sachs Group Inc., July 2016

Sans aucun doute, la saga « Trump power » aura marqué l’année 2018. Le président américain a commencé l’année en imposant, en mars, des taxes sur les produits de l’acier et l’aluminium du Canada. Aussitôt, des rumeurs ont circulé à propos de la volonté du président Trump de renégocier l’entente de L’ALENA. Et voilà que 7 mois après, les agriculteurs du Canada font encore une fois les frais de la nouvelle entente (AEUMC) signée avec nos voisins du sud. Ce sujet a sûrement été amplement discuté autour de la dinde de la tante Ginette, alors laissons la politique de côté et voyons un peu l’influence de tout ça sur le marché des grains ! Nos grains vont-ils se vendre plus ou moins cher ? Le soya, par exemple, qui valait 10$/bu, soit autour de 425$/TM (FOB Oct.18) à la mi-janvier, valait 10.30$/bu (470$/TM FOB Oct.18) en juin, juste avant sa dégringolade. Les rumeurs à propos de l’imposition à la Chine de nouvelles taxes commerciales par les ÉU ont alors causé une incertitude sur le marché du soya. À partir de la fin du mois de juin il perdait 1.50$/bu et au début du mois de juillet, le soya valait 410$/TM (FOB Oct.18), soit une perte de 60$/TM dans l’espace d’un mois seulement ! Depuis, le prix n’est jamais remonté au-dessus de 10$/bu. En date du 11 novembre 2018, au moment d’écrire ce texte, le soya se vendait autour de 435$/TM (FOB Nov.18). Si les mesures du protectionnisme américain ont affecté le marché du soya, le maïs semble avoir mieux supporté les incertitudes géopolitiques. En début d’année, le maïs se transigeait autour de 190$/TM (FOB Janv.18) et le prix FOB de Nov.18 était d’environ 195$/TM.

Je vous souhaite une joyeuse année 2019 !

Tous reconnaissent l’importance du potassium (K) dans la croissance des plantes. C’est en effet un élément nutritif qui est absorbé en grande quantité et qui joue un rôle métabolique et physiologique majeur. Il est notamment impliqué dans la production, le transport et le stockage des glucides en plus d’être un élément important dans la régulation osmotique et la turgescence des feuilles. Il intervient aussi comme catalyseur pour de nombreuses enzymes impliquées dans le métabolisme de l’azote et la fabrication de protéines. Par ailleurs, le potassium joue un rôle dans l’accroissement de la résistance des plantes au froid, à la sécheresse, aux maladies et aux attaques des insectes. Il active la formation des fleurs et rend leur coloration plus intense en plus d’être associé à la saveur des fruits (référence : guide de fertilisation). En termes simples, ça prend de la potasse pour avoir du rendement, et pour que les plantes résistent mieux aux mauvaises conditions météorologiques et aux attaques des ennemis des cultures.

À partir de 2019, tous les Agrocentres utiliseront de la potasse blanche au lieu de la potasse rouge. Il y a plusieurs bonnes raisons à ce changement. Tout d’abord, la potasse blanche contient 62% de potassium, elle est donc plus concentrée que la potasse rouge qui est à 60%. Autrement dit, il y a 20 kg de potasse active de plus dans chaque tonne. Cela procure des avantages logistiques au niveau du transport et augmente l’autonomie du planteur à maïs lorsque le producteur utilise des mélanges d’engrais secs dans son démarreur. C’est-à-dire qu’on fait plus grand avec le même tonnage. La potasse blanche comporte aussi moins d’impuretés et est plus soluble que la potasse rouge. Autre élément intéressant, la potasse blanche est plus facile à voir au sol que la potasse rouge.

N’hésitez pas à contacter votre représentant Agrocentre pour plus d’informations.

Depuis l’avènement des biostimulants, de nombreux produits nous ont démontré leur très grande utilité au fil des ans. Parmi eux, nous apprécions particulièrement travailler avec la compagnie Organic Ocean inc., qui offre des biostimulants à base d’humates ou d’extraits d’algues. Leurs produits se démarquent par la qualité et la concentration des ingrédients actifs qu’ils contiennent. Tout récemment, la compagnie a développé un tout nouveau biostimulant, exclusif au réseau Agrocentre, qui combine les actifs des produits existants : INICIUM !!

INICIUM est fabriqué à partir de concentrés d’algues marines, d’humates de potassium et d’acides organiques qui allie les forces des deux catégories de biostimulants : c’est donc le meilleur des deux mondes. Les bénéfices les plus remarqués suite à son utilisation sont la stimulation de la germination, une croissance et un développement racinaire beaucoup plus rapides en début de saison. De plus, INICIUM améliore la résistance de la plante aux stress grâce aux extraits d’algues qu’il contient. Des algues qui sont bien adaptées pour croître dans des conditions difficiles, ce qui se réflète dans leur composition biochimique unique comprenant des biopolymères protecteurs, des antioxydants et des stimulants de croissance. INICIUM augmente aussi la disponibilité des nutriments, puisque les acides humiques présents dans le produit permettent une réduction du lessivage en agissant comme une éponge pour retenir les éléments nutritifs dans la zone racinaire.

Le produit est disponible en formulation liquide via le INICIUM LC 4-0-5, pour une application directe sur la semence au moment du semis et pour des applications foliaires en cours de saison dans les cultures maraîchères. Le INICIUM LC est compatible avec les démarreurs liquides vendus par le réseau Agrocentre, et avec la plupart des produits de protection des cultures. Il est aussi disponible en formulation solide via le INICIUM SP 6-0-18, sous forme de poudre fine complètement soluble, conçue pour le traitement des semences.

De nombreux essais ont été effectués au printemps 2018, autant au niveau des grandes cultures que des cultures maraichères, et les résultats visuels étaient frappants. Dans un essai réalisé dans le maïs grain, du INICIUM LC a été appliqué en mélange avec un démarreur liquide appliqué directement sur la semence. Nous avons pu constater une initiation du germe beaucoup plus rapide et un développement du système racinaire beaucoup plus dense et imposant jusqu’au stade V5 dans la section où le biostimulant avait été utilisé (voir photos). Des essais ont aussi été effectués dans la pomme de terre au printemps 2018 et l’effet a été remarquable là aussi. Les germes se sont développés plus abondamment et la sortie de terre a été plus rapide dans les parties traitées avec INICIUM. De plus, des essais ont été effectués en trempage dans différentes cultures maraichères et les effets visuels étaient toujours au rendez-vous. La compilation et la synthèse des résultats seront effectués durant l’hiver pour valider les augmentations de rendements et définir un bilan économique des essais.

Finalement INICIUM est une nouveauté extrêmement prometteuse qu’il faudra surveiller dans les prochaines années.

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