Édition septembre 2017

Faire le choix des hybrides de maïs à semer l’an prochain est l’une des décisions les plus influentes sur la performance de votre entreprise. Plusieurs facteurs doivent être considérés avant d’acheter. Malheureusement, trop souvent encore, les choix sont basés sur les rumeurs de villages, les dires du fameux voisin gonflable, ou encore en fonction de l’hybride ayant le mieux performé sur votre ferme l’année d’avant. Fort à parier que cet hybride occupera l’année suivante la grande majorité de vos superficies, indépendamment de la régie ou des précédents culturaux. Mais la grande question demeure ! Connaîtrez-vous l’année prochaine le même succès que l’an dernier, si vous basez vos choix d’hybrides ainsi ? Possible que oui, si la chance vous sourit, mais d’un point de vue agronomique et statistique, les probabilités sont plus élevées que les résultats ne soient pas ceux escomptés et qu’une partie de la rentabilité de votre entreprise soit affectée par cette prise de décision biaisée. 

 

Préparer la relève des nouveautés

La sélection génétique se fait maintenant de façon très efficace et les hybrides commerciaux sont mis en marché rapidement, ce qui fait que les produits disponibles sont nombreux. Il peut parfois être difficile de s’y retrouver, mais ce gros roulement et l’abondance de génétiques ont permis d’avoir accès à des hybrides plus performants. Depuis 50 ans, ces nouveaux hybrides ont amené des gains de rendement d’environ 1,5 % par an. Pour demeurer concurrentiels, les producteurs doivent suivre le rythme. Si vous êtes moins à l’aise à semer de pleins champs de nouveautés, vous pouvez essayer des hybrides de la relève en bandes côte à côte avec vos hybrides préférés, ou en mini-parcelles à l’intérieur de vos champs. Vous constaterez ainsi que la plupart du temps, les nouveautés sont meilleures que leurs prédécesseurs.

 

Minimiser l’impact climatique

Un défi de tous les jours en tant que producteur agricole est la gestion de la température. La meilleure façon de gérer les risques climatiques et de protéger votre rendement moyen est de varier les maturités des variétés choisies. La règle des 20 – 60 – 20 est à préconiser. Pour connaître les zones de maturités de vos champs, la meilleure référence est La Financière Agricole du Québec. Une fois la zone de maturité connue, il est recommandé de semer 20% des superficies de votre ferme avec des hybrides d’au moins 100 UTM de moins que la zone, 60% avec des hybrides de la zone et 20% avec des hybrides d’au moins 100 UTM de plus que la zone. Ainsi, on parvient à éliminer une partie du risque climatique de l’équation.

 

Floraison hâtive vs floraison tardive ?

Souvent, la question qu’on entend est : que dois-je semer sur ma ferme pour avoir le plus de rendement, une floraison hâtive ou tardive ? Il est bon de jouer sur les 2 tableaux. Lors d’une saison courte, l’hybride de floraison hâtive sera avantagé, tandis que l’hybride de floraison tardive performera mieux lors d’une saison longue. La météo est importante durant toute la phase de croissance végétative de la culture, mais la période critique est la pollinisation. Les soies de maïs sont très fragiles et sont composées à 90% d’eau, donc la chaleur et les précipitations sont déterminantes au moment de leur sortie. Encore une fois, répartir les risques en allongeant cette période sera la meilleure décision pour s’assurer d’une pollinisation optimale sur l’ensemble des champs. 

 

Sélectionner en fonction de votre régie et du potentiel de vos champs

Il faut toujours choisir vos hybrides en fonction de votre ferme et de votre régie et non en copiant le voisin sous prétexte que sa situation est similaire… peut-être que le type de sol et vos méthodes de travail de sol sont semblables, mais sa fertilisation exacte et ses populations peuvent être différentes, tout comme l’historique des cultures ou des maladies dans ses champs. Basez vos choix d’hybrides en fonction de vos types de sol, du potentiel de rendement de chaque champ, et en tenant compte de tous les autres facteurs pouvant influencer la performance d’un hybride, tels que : pH, drainage, précédents culturaux, etc. Dans les champs à haut potentiel, un hybride très performant, style cheval de course, sera le bon choix. Dans des conditions plus difficiles et des champs à moins bon potentiel, l’hybride plus défensif (cheval de trait) sera le bon choix. Il peut être justifié de faire l’emploi d’un fongicide si l’hybride a une bonne réponse aux fongicides et que le potentiel du champ est au rendez-vous année après année. De plus, si un hybride est ensemencé sur un retour de maïs, pour éviter l’apparition de maladies foliaires pouvant diminuer le rendement, une application de fongicide est un investissement rentable. Protéger le potentiel de rendement est une assurance- maïs.

 

Semer plusieurs hybrides

Dépendamment de votre superficie, il est recommandé de semer 3 hybrides de valeur sûre ou plus sur la même ferme. Les hybrides réagiront différemment selon l’année, et en ne mettant pas tous vos œufs dans le même panier, vous répartissez ainsi les risques et maximisez le rendement global de la culture. Avec cette diversité, vous aurez : différentes génétiques de potentiel de rendement, différents moments de floraisons, différentes tolérances/résistances aux maladies, différents systèmes racinaires, différentes dates de récolte & humidité et différents poids spécifiques. Bref, plus de probabilités, année après année, d’avoir un niveau de satisfaction et une rentabilité accrus.

 

Attention à l’interprétation des résultats de parcelles

Durant les récoltes, on entend toutes sortes de données de rendements pouvant laisser place à l’interprétation et aux questionnements. Ne vous laissez pas influencer facilement, faites des choix pour vous, en fonction de vos besoins et critères recherchés. Choisissez des hybrides qui ont performé au champ et dans les parcelles au cours des 2 dernières saisons. Idéalement, basez-vous sur un minimum de 10 à 20 résultats sur les 2 années antérieures afin de tirer des conclusions statistiquement valables. Trop souvent, le choix est basé sur une parcelle et une saison.

Vous constaterez, à la lumière des quelques points-repères soulevés dans cet article, que choisir ses hybrides de maïs n’est pas chose facile, mais que ce choix peut avoir des impacts économiques substantiels pour votre entreprise. Alors, cette année, lorsque vous choisirez vos hybrides à ensemencer pour le printemps prochain, ayez en tête ces quelques points agronomiques. Ne semez pas une année en arrière au printemps 2018 !

Ce matin, j’ai une chronique sur les grains à rédiger…. Je fouine sur internet à la recherche de ce qui s’est passé dernièrement dans le monde de la commercialisation des grains, et je tombe sur une conférence d’un américain…

Qu’ont en commun :

Le top 20% des meilleurs entrepreneurs agricoles ?

Ils ont tous les mêmes qualités :

1- ils connaissent leurs coûts de production ;

2- ils ont des objectifs de revenus réalistes ;

3- ils maintiennent un contact régulier avec leurs prêteurs (institutions financières) ;

4- ils sont tous au courant de leurs résultats financiers avant décembre ;

5- ils prennent la responsabilité de leurs résultats ;

6- ils ont un plan de rechange (un plan B) ;

7- ils prennent à cœur la formation des membres de leur famille ;

8- et finalement, ils endossent la devise « better before bigger » (je ne traduis pas, c’est trop beau en anglais)


Le top 20% des moins bons agriculteurs ?

Ils se ressemblent tous…

1- ils ne rêvent que des revenus…

2- ils ne sont pas conscients, pas au courant des coûtants ;

3- ils ne connaissent pas leurs coûts de production ;

4- ils ne mettent pas à jour leur bilan financier ;

5- ils sont émotifs et non objectifs dans leur prise de décision ;

6- ils n’ont jamais de solution de rechange (plan B) ;

7- ils ne sont jamais responsables de ce qui leur arrive, ce n’est jamais de leur faute ;

8- ils croient pouvoir se sortir facilement de l’adversité.

Ça porte tout de même à réfléchir... sur une échelle de 1 à 100, vous faites partie des 20 meilleurs, des 20 pires, ou quelque part entre les deux peut-être ?

Alors la chronique sur la commercialisation des grains ce sera pour une prochaine fois, en attendant, réfléchissons à ce que nous pouvons améliorer pour nous rapprocher du top 20 !!

Dès la fin des années 90, le réseau Agrocentre a fait la promotion des analyses de sol géoréférencées comme outil de gestion. Pourtant, encore aujourd’hui, une grande majorité de producteurs font l’échantillonnage des sols de façon conventionnelle, soit en demandant une seule analyse par champ. Le résultat ainsi obtenu est une moyenne, qui ne permet pas de considérer les variations intraparcellaires.

Malgré que les analyses de sols géoréférencées soient des outils de production et de diagnostic incontournables de l’agriculture moderne, le coût élevé de cette méthode (une analyse par hectare dans le cas de l’analyse par grille) est probablement la principale cause de son manque de popularité.

Aujourd’hui, cependant, avec l’imagerie satellite, il est possible de scinder un champ en plusieurs zones, selon le potentiel de rendement extrapolé des cartes infrarouges des indices de végétation (NDVI), et de faire analyser un échantillon par zone. En plus de permettre un meilleur reflet de la réalité, cette méthode réduit significativement le nombre d’analyses nécessaire et les coûts associés. 

L’image ci-dessus compare la méthode par grille (au-dessus) et la méthode par zone (en dessous) pour un même champ. On voit donc clairement que les zones à chauler (zones bleues) correspondent aux zones à faible potentiel de rendement (zones rouges). En général, l’information des cartes NDVI est également plus précise que celle de l’échantillonnage par grille, puisqu’il n’y a pas de distorsion dûe à l’extrapolation des valeurs entre les points d’échantillonnage.

Informez-vous auprès de votre représentant sur cette nouvelle technologie innovatrice qui changera votre façon de voir l’échantillonnage GPS et l’application à taux variable.

Intéressés à introduire une autre culture dans votre rotation maïs-soya ? Pourquoi ne pas essayer le blé d’automne ? Le blé d’automne offre de nombreux avantages : un rendement élevé pouvant aller jusqu’à 25% de plus qu’un blé de printemps, un développement hâtif qui offre une compétition aux mauvaises herbes, une meilleure résistance à la fusariose que le blé de printemps, une couverture de sol complète à l’automne et à l’hiver, la possibilité d’introduire une culture intercalaire tôt au printemps, une meilleure répartition des travaux sur la ferme et du temps pour effectuer les travaux de drainage et de nivellement.

 

Survie à l’hiver

De mauvaises expériences de survie à l’hiver sont souvent un argument de poids amené par les producteurs pour ne pas considérer la culture du blé d’automne. Bien que la température létale pour le blé d’automne se situe autour de -20°C, c’est souvent l’accumulation d’eau durant l’automne et l’hiver qui va induire des conditions d’hypoxie (manque d’oxygène) causant la mort des plants. Il est donc primordial d’implanter cette culture sur un champ ayant un égouttement de surface et un drainage optimal. L’implantation aux 30 pouces de micros brise vents de lin peut aider grandement à l’accumulation de la neige durant l’hiver et la protection contre les grands froids, mais ne remplacera pas l’effet d’un champ bien drainé et bien nivelé.

La bonne date de semis à l’automne va aussi permettre aux plantules de s’acclimater au froid sans avoir un feuillage trop abondant. Il semble que la période entre le début et la mi-septembre permette d’obtenir les meilleurs rendements.

 

Taux de semis

Le taux de semis variera de 250 à 550 grains/m2 en fonction de la date. Une densité plus forte est nécessaire si on sème plus tard. Par contre, la perte de rendement associée à un semis tardif (jusqu’à 2 tm/ha) ne sera pas compensée par un taux de semis plus fort.

 

Fertilisation

Pour la production de blé d’automne, l’azote est un élément clé. Selon la variété, le précédent cultural et la série de sol, la quantité totale d’azote nécessaire peut varier entre 140 et 180 Kg/ha. L’apport d’azote doit être régulier tout au long des deux saisons et se répartit comme suit : environ 15% à l’implantation, 25% dès que la culture commence à montrer des signes de croissance au printemps et que l’on peut passer au champ, environ 45% entre le stade tallage et le premier nœud, et le dernier 15% juste avant la feuille étendard. La majorité des besoins en phosphore et en potasse sont comblés avant le semis. Selon les analyses de sol et de feuillage, du soufre est ajouté pour obtenir un ratio N/S d’environ 10-12/1. Les niveaux des autres éléments mineurs dont le zinc, le bore, le manganèse et le cuivre sont aussi vérifiés.

Une analyse foliaire est prise à l’automne précédent, au tallage et au stade feuille étendard afin de vérifier le niveau d’éléments fertilisants dans la plante tout au long de la saison. Les carences sont corrigées à l’aide d’un engrais foliaire ou d’un engrais minéral à la volée.

 

Fongicide

Tout comme dans la production du blé de printemps et du maïs, le fongicide permet de protéger le potentiel de rendement. Il faut donc vérifier la santé des plants tout au long de la saison et appliquer au besoin les fongicides qui assureront leur protection. Un premier fongicide peut donc être appliqué entre le stade tallage et deuxième nœud, un deuxième est appliqué à la sortie de la feuille étendard afin de protéger la feuille qui est responsable d’une partie importante du rendement, et un dernier fongicide est appliqué afin de protéger les épis lorsqu’on est à environ 20% de sortie des étamines.

Comme pour le blé de printemps, il y a un grand bénéfice à tirer de l’intensification de la production du blé d’automne. Inspirés par des visites de fermes allemandes en 2016, nous avons intensifié la production du blé d’automne Harvard chez un de nos producteurs et obtenu des rendements de 8.26 t/ha sur une bonne partie du champ.

C’est donc dire que la culture du blé d’hiver offre de nombreux avantages, mais qu’il faut, comme pour les autres cultures, y mettre l’effort afin d’obtenir de bons résultats.

 

Vous connaissez ce dicton ?

Parlez-en aux producteurs qui ont effectué leur semis en juin, conséquence de la météo capricieuse connue ce printemps dans plusieurs régions. Nous connaîtrons bientôt l’impact sur le rendement de ce début de saison difficile. Après deux années de records de rendement ou presque… les attentes sont élevées pour la récolte 2017.

Un point positif à retenir de ce printemps est que, règle générale, l’efficacité des herbicides de prélevée a été très supérieure à l’année dernière en raison des précipitations fréquentes du début de saison, ce qui nous a facilité la tâche, et au final, a procuré des champs de soya conventionnels beaucoup plus propres que l’an dernier. C’est la première étape d’une belle récolte de soya IP.

Encore cette année, votre récolte de soya IP sera très attendue par nos équipes d’approvisionnement et d’exportation pour combler de nouveaux marchés internationaux. Plus que jamais, nous avons besoin d’un partenariat fort avec les producteurs en 2018 de façon à pouvoir continuer d’exporter le soya québécois d’excellente qualité vers le reste du monde.

Lors de votre choix de culture cet automne, prenez en considération la valeur que vous apporte la production de soya IP. Depuis plusieurs années, bien que plus exigeante, la culture du soya IP a démontré la meilleure rentabilité à l’acre sur vos terres. Nous vous offrons un grand choix de variétés adaptées aux différentes régions, différentes régies de culture et différentes conditions de terrain pour que vous puissiez tirer le maximum de votre culture de soya. Prograin et le réseau Agrocentre travaillent de concert avec vous afin de vous assurer d’obtenir cette plus-value.

 

Nouvelles variétés

Prograin vous offre une autre année prolifique en termes de déploiement de nouvelles variétés pour la saison 2018. Nous vous proposons 7 nouvelles variétés performantes pour les semis du printemps prochain. Parmi ces nouveautés une variété IP, deux variétés Genuity® Roundup Ready 2 Rendement® et quatre variétés Roundup Ready 2 Xtend® viendront appuyer notre gamme de soya existante. Le Zana, variété IP de 2850 UTM viendra pour la prochaine saison, appuyer le Acora et le Karra. Ses excellentes performances agronomiques lors des essais privés et des essais du RGCQ des 2 dernières années nous ont permis de bien voir le potentiel de cette variété. Elle s’est classée 3e sur 42 variétés dans son groupe de maturité avec un indice de rendement de 109% sur une moyenne de 2 ans au RGCQ en 2016. Dominante autant au semis de 15 pouces qu’au semis de 30 pouces, vous apprécierez aussi sa très bonne tenue et la stabilité de ses performances. Malgré l’introduction en masse sur le marché de variétés possédant la technologie Roundup Ready 2 Xtend®, deux variétés Genuity® Roundup Ready 2 Rendement® qui ne passeront pas inaperçues seront ajoutées à notre gamme. Le Malto R2 d’une maturité de 2575 UTM qui combine potentiel de rendement et des traits défensifs recherchés, sera tout indiqué pour les régions de la Rive Nord, Centre du Québec et la grande région de Québec. Le Volcano R2 d’une maturité de 2850 UTM, sera apprécié en Montérégie pour son rendement, sa vigueur et sa tolérance aux principales maladies du soya et viendra supporter Miko R2 et Maxo R2 déjà bien reconnus dans le marché. La technologie Roundup Ready 2 Xtend® n’est pas en reste au niveau des ajouts à la gamme. Quatre nouvelles variétés allant de 2400 UTM à 2975 UTM seront disponibles pour la prochaine saison. Le Dylano R2X d’une maturité de 2400 UTM, est le plus hâtif des quatre et sera apprécié entre autres pour sa très bonne tolérance au sclérotinia. Le Deniro R2X de 2675 UTM, comblera l’espace laissé par le retrait du Theo R2. Court, buissonnant et tolérant au sclérotinia, ses qualités agronomiques vous plairont mais c’est par son rendement qu’il vous surprendra. Le Dofino R2X de 2850 UTM, reconnu pour son rendement élevé et constant, est apprécié pour les semis aux 30 pouces grâce à sa grande capacité à brancher et deviendra une référence. Le Diablo R2X de 2975 UTM, deviendra notre variété la plus tardive. Tout indiquée pour les producteurs dont la régie permet les semis hâtifs, cette variété buissonnante, vigoureuse et ayant un excellent potentiel de rendement vous plaira.

Prograin, c’est une entreprise d’avant-garde, continuellement à l’affût de nouveaux secteurs de marchés à développer. C’est un centre de recherche majeur, avec 175 ha dédiés aux essais de nouvelles variétés et un laboratoire de génotypage unique. Leur programme d’amélioration génétique du soya est parmi les plus performants au Canada avec plus d’une centaine de variétés enregistrées au Canada et partout dans le monde depuis 30 ans. Avec Prograin, je suis certain d’offrir des variétés performantes et bien adaptées à mes clients, autant pour la production de soya IP que Roundup Ready.

La saison 2017 en est une sous le signe des extrêmes : pluies abondantes et régulières, grandes variations de température et épisodes de maladie dans les cultures du Québec. Les périodes d’instabilité météorologique, climatique et phytopathologique deviendraient-elles la nouvelle norme ? Heureusement, Croplan par WinField United dispose d’outils permettant la mise en place de solutions concrètes à la ferme pour prendre le dessus sur cette variabilité, et ainsi assurer à chaque dollar dépensé le meilleur retour sur investissement possible.

Croplan par WinField United est le seul semencier sur le marché à offrir pour ses hybrides de maïs des indices de réponse à l’azote (RAN), de réponse à la population (RAP), de réponse aux fongicides (RAF) et de réponse à la monoculture de maïs (RAMM). Pour obtenir ces indices de réponse, Croplan par WinField United utilise plus de 200 sites de recherche appliquée (Zones Performances) qui génèrent des millions de points de donnée chaque saison. Les données, analysées par notre équipe de statisticiens, vont devenir les indices de réponse de nos hybrides de maïs.

Nous vivons dans une époque où les technologies numériques prennent une place de plus en plus importante dans notre quotidien. L’agriculture n’y échappe pas et chaque opération à la ferme génère son lot de mégadonnées. WinField United a réalisé très tôt le potentiel de ces mégadonnées et met à la disposition des producteurs l’Outil R7. Cet outil d’agriculture de précision permet aux producteurs d’optimiser la prise de décision à la ferme. En effet, l’Outil R7 permet d’accéder aux indices de réponse de nos hybrides pour les positionner adéquatement, mais aussi de réaliser des prescriptions pour le semis à taux variable et ainsi tirer parti des particularités de chaque champ. Son imagerie satellite de haute définition permet un suivi rapide et efficace des champs durant toute la saison. Grâce à l’utilisation conjointe de l’Outil R7 et de notre service d’analyse foliaire (Nutrisolution 360), il n’a jamais été aussi facile de corriger des carences nutritionnelles, pour que chaque tonne par hectare récolté compte.

Croplan par WinField United étoffe également sa gamme d’hybrides de maïs :

4079 SS et VT2P : Nouvel hybride de 2900-2950 UTM à haut rendement avec d’excellentes racines et une très bonne verdeur tardive. Sa haute réponse à l’azote et à la population indique qu’il tirera le maximum des champs à haut potentiel de rendement.

3705 SS et VT2P : Hybride de 2850-2875 UTM avec une floraison hâtive, un haut potentiel de rendement et un indice de réponse aux fongicides élevé.

3314 VT2P : Hybride de 2750 UTM qui démontre une excellente vigueur printanière. Idéal pour les champs avec un moins bon potentiel de rendement.

2587VT2P : Hybride de 2625 UTM, extrêmement performant, qui s’adapte à tous types de sols et avec des spathes ouvertes pour un séchage rapide.

La luzerne HarvXtra Driver avec la technologie Roundup Ready est la luzerne la plus avancée à l’heure actuelle. Elle comporte des traits biotechnologiques développés pour maximiser la qualité de la luzerne en modifiant la teneur en lignine au-delà de ce qui est possible avec la sélection traditionnelle. Cette technologie est conçue pour aider les producteurs de luzerne à surmonter le dilemme auquel ils se heurtent présentement, c’est-à-dire choisir entre le rendement et la qualité, en leur permettant de garder une luzerne de bonne qualité plus longtemps au champ. En outre, ces produits présentent une tolérance au glyphosate intégrée à la plante, ce qui permet aux producteurs d’appliquer du Roundup jusqu’à cinq jours avant la coupe et de profiter ainsi d’une performance de désherbage imbattable en plus d’une excellente sécurité pour la culture. Cette luzerne donne la possibilité d’adopter des pratiques de gestion permettant de récolter un foin et des fourrages de haute qualité, incluant l’adoption d’un calendrier de coupe favorable à la production d’un fourrage de haute qualité (c’est-à-dire, généralement avant 10 % de floraison), sans compromettre les chances d’obtenir un rendement plus élevé.

 

Soya Xtend

Croplan par WinField United ajoute deux variétés hâtives de soya Roundup Ready 2 Xtend. RX00797, un soya de 2475 UTM buissonnant et de hauteur moyenne, allie potentiel de rendement élevé et bonne tolérance aux maladies tout en s’adaptant à des rangs larges. RX0247, variété de 2600 UTM de taille moyenne avec une excellente tenue, s’adapte à tous types de sols et préfère les rangs étroits. Ces deux variétés de soya possèdent la technologie Roundup Ready 2 Xtend, qui combine potentiel de rendement et tolérance au glyphosate et au dicamba. Ce dernier, offert sous les formulations Xtendimax Vaporgrip ou Roundup Xtend Vaporgrip, permet de combattre les mauvaises herbes à feuilles larges résistantes et difficiles à maitriser dans le soya.

 

CROPLAN devient peu à peu un incontournable dans les champs du sud-ouest du Québec, région que je dessers. Avec la grande stabilité de ses hybrides, autant lors de beaux printemps que face à un début de saison difficile comme celui que nous avons connu cette année, CROPLAN se démarque du lot. Les variétés disponibles montrent une très belle émergence, une tenue, une qualité de grains et un rendement supérieurs. Mes variétés vedettes sont le 3399, 3899 et le 4099 et les nouveautés 3611, 3705 et 3909 sont à surveiller cet automne. BONNE RÉCOLTE 2017 !!!

Vos rendements de soya plafonnent depuis plusieurs années et vous vous demandez ce que vous pouvez faire alors…

Je sais, parce que je vous connais, que le statu quo n’est pas une option pour vous. Mais sachez que vous pouvez faire encore pas mal de choses en travaillant étroitement avec votre soya pour lui permettre d’augmenter encore son rendement et sa rentabilité.

Il s’agit toutefois d’une stratégie à long terme qui s’étend sur plusieurs années et qui vous propose de gérer votre culture avec passion, et même de façon intensive lorsqu’il le faut.

Commencez en établissant des objectifs réalistes pour votre région. Demandez-vous tout d’abord si vous êtes dans une zone très ou peu fertile. Vérifiez aussi quels sont les mauvaises herbes, maladies et insectes ravageurs les plus courants dans votre champ. Une fois que vous aurez répondu à ces questions, choisissez des variétés de soya dont la génétique et les caractéristiques vous procureront la performance la plus stable à l’échelle de votre ferme.

Déterminez aussi les points les plus faibles de votre système de production. Il peut s’agir de différents problèmes d’exploitation comme l’établissement du peuplement ou de la lutte contre les maladies telles la moisissure blanche ou la brûlure phomopsienne. C’est là que Syngenta peut vous aider avec sa gamme complète de soins de semence, de fongicides et d’herbicides qui peuvent répondre à vos problèmes et défis particuliers.

 

Une nouvelle norme dans la semence de soya

C’est avec enthousiasme que nous vous offrons le caractère technologique Roundup Ready 2 XtendMD dans nos plus récentes variétés de soya de marque NK®. Ce nouveau caractère procure une tolérance aux herbicides à base de glyphosate et de dicamba, ce qui vous permet d’utiliser de multiples modes d’action et de gérer les mauvaises herbes coriaces – tout en aidant à prévenir l’apparition de résistances. Je vous invite à jeter un coup d’œil aux principales caractéristiques de notre nouvelle gamme de soyas NK :

Le soya S01-C4X offre un potentiel de rendement élevé et une excellente performance dans la plupart des types de sol. Son plant atteint une bonne hauteur même lorsqu’il est semé au sud de sa zone. Le S01-C4X a une maturité relative de 0.1 et contient le gène Rpsc1 qui lui procure une excellente tolérance au champ du pourridié phytophthoréen.

Conçu pour la performance, le soya S07-K5X est un plant de grande taille qui produit un rendement supérieur dans les champs difficiles. Il offre une excellente tenue et une bonne protection contre les maladies, notamment une très bonne tolérance de champ au pourridié phytophthoréen et une solide tolérance à la moisissure blanche causée par Sclerotinia.

Grâce à son excellente performance de rendement dans la plupart des types de sols, le soya S09-C3X est un excellent choix pour les producteurs qui veulent avoir la possibilité de le semer tant au nord qu’au sud de sa zone. Avec une maturité relative de 0.9, le S09-C3X produit un plant de taille supérieure, bien protégé contre les maladies et avec une bonne ramification qui permet une fermeture rapide des rangs. Le soya S14-B2X combine rendements élevés et protection exceptionnelle contre les maladies. Ce soya de maturité relative 1.4 offre une bonne tolérance au stress dans les champs moins productifs ainsi qu’une grande tolérance à la moisissure blanche causée par Sclerotinia et au syndrome de la mort subite. Il possède également le gène Rps1c de résistance au pourridié phytophthoréen.

 

Nouveaux noms, mêmes hybrides à haute performance

Nous venons tout juste de mettre en place un nouveau système de désignation de nos hybrides – existants et nouveaux –, dont les noms comprendront dorénavant leur maturité relative et la combinaison de caractères qu’ils recèlent. Il vous sera donc maintenant plus facile de choisir les hybrides qui conviennent le mieux à votre région et à votre zone d’unités thermiques. Voici un exemple de la désignation d’un hybride de maïs NK dans notre nouveau système :

 

NK7701-3110

• -Les lettres « NK » se trouvent au début du nom commercial de chaque hybride. • -Les deux premiers chiffres – 77 – indiquent sa maturité relative (MR). Ici, nous avons un hybride ayant une MR de 77 jours. • -Les deux derniers chiffres – 01 – sont des chiffres aléatoires utilisés pour différencier les hybrides ayant une même MR. • -Le suffixe 3110 désigne l’ensemble de caractères Agrisure® que comporte l’hybride.

 

Conçu pour la performance et la polyvalence

Le nouvel hybride de maïs NK 8920-3120 offre un rendement des plus prometteurs et une grande capacité d’adaptation aux différents milieux de production. Grâce à son excellente levée et ses plantules vigoureuses, il démarre rapidement au printemps. Son plant de taille moyenne et ses racines et tiges solides lui assurent une verdeur tardive remarquable et une excellente santé en fin de saison.

 

Commencez par un bon peuplement

Les années humides, très propices aux maladies (comme la saison que nous connaissons présentement), et les infestations de ravageurs font ressortir la nécessité des traitements de semence pour protéger le potentiel génétique de vos semences. Vous devriez toujours viser à obtenir une levée uniforme en vue de préparer le terrain pour la réussite de votre culture.

Voici deux produits de soins des semences qui peuvent vous aider à atteindre cet objectif : Le traitement de semences Fortenza® offre aux producteurs de maïs, une suppression hâtive et essentielle du hanneton européen, du ver fil-de-fer et du ver-gris. Et lorsqu’il est combiné à l’efficacité éprouvée de Maxim® Quattro, il procure une protection additionnelle contre les pathogènes transmis par la semence et par le sol, notamment Fusarium, Pythium et Rhizoctonia, ainsi qu’Aspergillus et Penicillium.

La protection des jeunes plants de soya contre les maladies aide à améliorer la capacité des plantes à absorber les éléments nutritifs et l’eau, ce qui entraîne une meilleure levée et des rendements plus uniformes. Le traitement de semences Vibrance® Maxx protège les jeunes plants de soya des maladies transmises par les semences et par le sol, y compris les espèces de Fusarium, Pythium et Rhizoctonia qui peuvent causer la brûlure des semis ainsi que la pourriture et la fonte des semis (prélevée et postlevée).

Comme toujours, je vous invite à parler avec votre représentant Syngenta ou votre détaillant qui vous aideront à évaluer les besoins de votre entreprise agricole et à lui permettre d’atteindre son plein potentiel de production.

Syngenta est une compagnie qui ne cesse de surprendre par ses innovations. Entreprise d’avant-garde, elle se situe toujours parmi les premières compagnies à fournir au monde agricole de nouveaux produits haut de gamme, qui dépassent les attentes de l’utilisateur. Malgré une baisse de régime dans le développement de leur portfolio du secteur semences au cours de la dernière décennie, probablement due à la réglementation et à l’acceptation internationale des nouveaux traits biotechnologiques, Syngenta demeure indépendante et maintient sa stratégie d’innovation. L’attente actuelle du placement génétique du Duracade sera, espérons-le, bientôt terminée. Les produits actuellement distribués par le réseau Agrocentre sont tout de même parmi les meilleurs sur le marché et démontrent, bon an mal an, une grande régularité de performance.       

Depuis quelques années, nous entendons parler de la luzerne pure ainsi que de sa facilité et de sa constance. On en vient donc à oublier les avantages et les biens fondés d’une culture hétérogène.

Lors de l’implantation d’une prairie, la première question qui revient constamment est : quel pourcentage de graminées vs légumineuses dois-je mettre dans ma prairie ? Une partie de la réponse réside dans la gestion de l’alimentation du troupeau. Une alimentation RTM, avec un haut pourcentage d’ensilage de maïs, devrait être mixée avec un pourcentage supérieur de luzerne. Néanmoins, l’ajout de graminées aura de multiples avantages sur le rendement. Celles-ci auront comme bienfait d’augmenter le rendement au champ de 15% à 20% sans toutefois entrer en compétition avec les légumineuses. L’ajout de fléole des prés augmentera le rendement, surtout à la première coupe, étant donné que les températures fraîches et la pluviométrie du printemps favorisent celle-ci. De plus, l’ajout de fétuque élevée à feuilles souples permettra d’augmenter le rendement tout au long de la saison. Vu sa bonne croissance à l’automne, elle permettra de fournir un chaume plus fourni tout en ayant un port dressé contrairement à la luzerne. Ceci aura pour effet d’amasser la neige et d’isoler les couronnes des luzernes si précieuses. Les graminées permettront une suppression naturelle des mauvaises herbes puisque celles-ci sont des opportunistes qui empiètent dans les peuplements fourragers lorsqu’il y a trop de sol à nu ou exposé trop longtemps. Certaines graminées permettent une couverture rapide et complète du sol tel le raygrass. Un apport de graminées, qui produisent des tiges ayant tous les cycles de croissance tels que l’alpiste, le brome inerme et la fléole des prés, crée des bandes plus pelées qui se dessèchent plus rapidement. Si vous n’êtes pas encore convaincu, regardons l’effet sur la qualité alimentaire de la récolte. L’apport de graminées dans le mélange augmentera significativement l’énergie de l’analyse et la NDFd dans l’ensilage. De plus, la luzerne est un bon complément alimentaire à l’ensilage de maïs en raison de sa teneur élevée en protéines. Cependant, tout comme l’ensilage de maïs, une luzerne de haute qualité a généralement une teneur faible en fibres mais élevée en hydrates de carbone non structuraux. Lorsqu’une luzerne de haute qualité et un ensilage de maïs sont les seules sources de fourrage dans l’alimentation des vaches laitières à production élevée, il peut alors être difficile de fournir une quantité adéquate de fibres digestibles sans fournir une quantité excessive d’hydrates de carbone non structuraux fortement fermentescibles. Les graminées récoltées à un stade précoce de maturité contiennent moins de HCNS que la luzerne et l’ensilage de maïs ainsi qu’une quantité un peu moindre de protéines brutes que les fourrages de luzerne. Par contre, le remplacement d’une partie de l’ensilage de maïs et de luzerne par des fibres de graminées de grande qualité pourrait changer la proportion d’énergie fermentée à partir des HCNS vers la NDF sans pour autant réduire la digestibilité globale du régime. Il faut s’attendre à ce que ce changement dans les composantes fermentescibles fournisse aux microorganismes du rumen un approvisionnement plus régulier en substrat fermentescible. Ce qui pourrait aider à stabiliser la production des acides ruminaux et réduire par le fait même au minimum l’occurrence d’acidose ruminale.

Semican, voulant toujours améliorer son éventail de produits tout en offrant le meilleur sur le marché, est fier de vous offrir les variétés Barenbrug. Barenbrug est une compagnie établie sur les 5 continents et possédant 12% du marché mondial. Celle-ci a été fondée en 1904 au Pays-Bas par Joseph Barenbrug qui avait une réelle passion pour les graminées. Encore aujourd’hui, cette passion s’est transmise à travers les quatre générations à la tête de cette entreprise familiale dont la mission est d’augmenter la productivité des animaux pour aider à nourrir le monde tout en protégeant l’environnement.

Avec cette nouvelle association, Semican a maintenant accès aux toutes dernières nouveautés sur le marché dont la fétuque élevée à feuilles souples. Qu’est-ce qu’elle a de si merveilleux me demanderez-vous ? Elle possède une digestibilité de plus de 10% contrairement aux variétés normales qui ont acquis une mauvaise presse à travers les années. Nous avons aussi accès à de nombreuses graminées tel le mélange de raygrass italien Green Spirit et bien plus.

Comme une prairie s’implante pour plusieurs années, alors autant choisir des variétés récentes, bien adaptées à nos conditions de terrain et à notre alimentation de troupeau. Dan Undersander, professeur en agronomie à l’Université du Wisconsin, reconnu comme une sommité dans les plantes fourragères a dit qu’il y a autant de différence entre les variétés de fourragère qu’il y en a entre les hybrides de maïs ou les variétés de soya. Il faut se rappeler que les types de fourragères sont aussi différents que les vaches Holstein et Angus. Pour les mêmes raisons que vous ne voudriez pas de vache Angus dans votre troupeau laitier, vous ne voudriez pas de variété de graminées inappropriées dans votre champ !

Semican nous offre un catalogue bien garni au niveau des semences de céréales. Il y a d’abord le blé AAC Scotia qui est très résistant à la fusariose, qui offre un haut rendement et une excellente qualité en régie intensive. Puis le blé Moka, qui lui aussi une très bonne tolérance à la fusariose, un gros grain et qui a la qualité d’être un peu plus hâtif sans que son rendement n’en soit trop affecté. N’oublions pas non plus les excellents produits fourragers Semican, ni les bons conseils et la disponibilité des spécialistes, qui permettent à chaque producteur de trouver exactement ce dont il a besoin.

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