Édition septembre 2019

D’entrée de jeu je vous pose la question suivante : savez-vous jongler ? Si vous êtes en train de lire cet article, c’est que vous travaillez probablement en agriculture ou que vous avez un certain intérêt… Alors, la réponse est tout simplement oui, surtout cette année, avec son lot de décisions et d’actions à prendre sous la pression en tenant compte des courtes périodes de travail que le printemps a imposées. C’est bien connu que le métier d’agriculteur n’est pas toujours facile, entre autres parce que nous sommes tributaires de dame nature. Il faut se l’avouer, cette année a été particulièrement difficile. Les plus expérimentés en agriculture vous diront que c’est en 1983 qu’ils ont vécu une saison similaire les obligeant à terminer les semis vers la fin juin tellement la météo ne voulait pas collaborer. Nous avons connu un printemps en montagnes russes, néfaste sur l’humeur des gens gravitant en agriculture, d’autant plus que la rigueur de l’hiver a eu raison de plusieurs champs de prairies ou de céréales d’automne, et que les semis retardés entraînent toujours des stress financiers

 

L’ampleur des dommages

Dès la mi-avril, on constatait un peu partout au Québec que les champs de blé d’automne n’avaient pas survécu aux températures hivernales drastiques, nous obligeant à semer une nouvelle culture ce printemps ; un premier imprévu sur le calendrier de travail. Peu de temps après, ce fût la désolation de constater que plusieurs prairies (qu’elles soient nouvelles ou plus âgées) n’avaient pas, non plus, résisté aux intempéries de notre hiver québécois 2019. Et là, les dommages étaient considérables. Plusieurs régions ont subi des pertes majeures sur de très grandes superficies. Il fallait vite trouver un plan B et parfois C car les fourragères se faisaient rares tellement la demande était forte et les producteurs devaient trouver une solution de remplacement pour nourrir les animaux au cours des mois suivants. Une situation peu de fois rencontrée au cours des dernières décennies, par l’étendue des dommages, et surtout, par les dépenses semencières relativement substantielles, imprévues au budget 2019 des entreprises agricoles.

 

La course contre la montre

À travers tout cela s’ajoutaient les précipitations abondantes et constantes ne laissant pas l’occasion aux champs de sécher convenablement pour permettre un travail de sol adéquat et la préparation d’un beau lit de semences. Nous avons passé pratiquement tout le mois de mai à regarder la pluie tomber et préparer de nouveaux programmes de cultures en se demandant comment tirer le maximum de rentabilité pour l’automne. Mais vers quelle culture se tourner ? Fallait-il semer du soya plus hâtif ? Il pleuvait sans cesse, diminuant ainsi la période de temps nécessaire pour atteindre la maturité. Jusqu’à quelle date est-il rentable de semer des céréales ? Quand fallait-il changer les unités thermiques des hybrides de maïs ? Que dire des applications de fumiers et lisiers, il fallait tout de même des conditions propices pour les effectuer… Au final, malgré le fait que certaines régions du Québec ont beaucoup baissé les unités thermiques des hybrides semés, il n’en demeure pas moins que le maïs est demeuré la culture privilégiée, vu les prix oscillant autour de 250$/tm cet été. Les faibles prix pour le soya (autour de 450$/tm pour du soya OGM) ont eux aussi renforcé le choix de plusieurs de semer du maïs ou d’opter pour du soya IP, dont le prix était bien meilleur. Mais il fallait, encore une fois, trouver toute cette nouvelle semence ,imprévue dans le plan de travail initial…

Les jours, puis les semaines ont passé, jusqu’au cœur des semis, retardés et déphasés vers la fin mai. Sans analyse exhaustive, voici quelques chiffres comparatifs entre 2017 et 2019. Pour vous rafraîchir la mémoire, l’année 2017 fut très pluvieuse au cours des deux premières semaines de mai pour devenir parfaite pour les travaux, ensuite. Malgré tout, ce printemps a ressemblé davantage à ce que nous avons connu cette année qu’à celui de 2018, qui fut exceptionnel. Selon les régions du Québec, nous avons cumulé entre 20 et 30% de plus de précipitations jusqu’à maintenant en 2019 vs 2017*. En espérant que l’automne 2019 sera moins pluvieux que celui de 2018, autrement, nous atteindrons des records de précipitations. Du côté des unités thermiques cumulées jusqu’à présent, la différence entre 2017 et 2019 est minime* : nous sommes donc sur la bonne voie, mais souhaitons un bel automne pour s’aider encore davantage.

 

L’état des cultures

Lors des semis, plusieurs ont contourné des espaces de champs ou ont enlisé de la machinerie ne suspectant pas que c’était plus frais à certains endroits. D’autres ont tout simplement opté pour le programme d’aide pour abandon de terres de La Financière Agricole. Les régions plus affectées par la pluie se situent dans la grande Montérégie et l’Estrie. La Rive-Nord, le bas St-Laurent et l’est du Québec s’en sont tirées passablement bien. Étonnamment, la nature est forte et les cultures s’en sortent généralement bien, les champs sont beaux. Il y a évidemment eu des épisodes de maladies telle la fonte des semis, du pithium et du fusarium, surtout dans le maïs. Les insectes ne nous ont pas épargné non plus avec une bonne présence de la mouche des semis dans le soya principalement et le ver-gris noir dans le maïs, surtout aux endroits où de la végétation était présente avant les semis, tels que les prairies détruites au printemps, les semis directs et/ou travail minimum de sol et les cultures intercalaires. Au moment d’écrire ces lignes, les deux prochains insectes sous surveillance seront le ver- gris occidental du haricot qui peut causer d’importants dommages dans le maïs et le puceron du soya. Quels seront les impacts d’un printemps déphasé comme celui qu’on connaît sur le cycle de vie des insectes ?

 

La pression professionnelle

Est-ce que le niveau de stress diminue avec les années d’expérience ou apprend-on simplement à le gérer mieux ? Cet état est propre à chacun et nous faisons tout notre possible pour bien vivre avec les difficultés spécifiques à l’agriculture. Effectivement, être agriculteur apporte son lot de défis au quotidien et des variables incontrôlables, telle la température du début de la saison 2019, rendent des gens bien stressés. Alors, pour répondre à la question initiale de cet article : oui, vous savez tous jongler, car vous devez prendre des décisions rapidement pour le bien et la rentabilité de votre entreprise. Et si parfois, vous sentez que vos balles de jonglerie vous échappent, n’hésitez pas à en parler à un ami, un voisin, un représentant avec qui vous travaillez. Sachez qu’il existe des ressources pour vous aider, comme l’organisme au cœur des familles agricoles, qui fait un magnifique travail. Voici les coordonnées pour les joindre : téléphone 450-768-6995 ou acfa@acfareseaux.qc.ca. N’hésitez surtout pas à demander de l’aide, car nous voulons continuer à jongler avec vous encore plusieurs saisons.

* Ces informations datent de la mi-juillet, moment de la rédaction de cet article.

Depuis plusieurs années, avec les hauts et les bas des marchés boursiers, les variétés de soya IP ont su demeurer une option de culture constamment rentable. Avec un peu d’attention et une bonne régie, ces variétés offrent généralement un rendement économique supérieur à la plupart des variétés OGM.

Afin d’offrir toujours plus d’options aux producteurs de soya en quête d’une variété performante et ayant de bons débouchés, le réseau Agrocentre a lancé, au cours de l’année 2018, la marque Semences Gamma et, par la même occasion, la variété de soya IP AGS07-01.

Pour en faire la description, cette lignée de soya a une maturité relative (MR) de 0.7 ou environ 2700 UTM, un hile jaune imparfait, et a été développée au Québec compte tenu d’ une bonne adaptation à nos conditions de culture. AGS07-01 possède une émergence très rapide et une grande vigueur tôt en saison. Sans être très buissonnant, son port lui permettra de s’adapter à divers espacements avec une préférence pour les largeurs de rangs intermédiaires (15-20po). Tel que mentionné plus tôt, l’année 2018 n’aura été qu’un début avec une production de semences limitée, alors que 2019 sonnait le lancement véritable pour AGS07-01 avec une quantité de semences certifiées vendues pour produire un premier volume à commercialiser après la récolte de cet automne et, encore une fois, une multiplication de semences pour pouvoir vous l’offrir à plus grande échelle pour la saison 2020.

AGS07-01 a déjà trouvé des débouchés auprès d’acheteurs asiatiques qui nous permettent d’offrir des contrats de rachat à des prix très intéressants et nous sommes toujours à l’affût de nouvelles opportunités qui pourraient se présenter sur le marché des soyas conventionnels. Le réseau Agrocentre est en contact avec plusieurs intervenants ; acheteurs et utilisateurs finaux, afin de vous faire profiter de toutes les occasions de maximiser le revenu que vous obtiendrez de chaque hectare semé avec cette nouvelle variété qu’est le AGS07-01.

Dans le futur, selon les besoins, d’autres variétés pourraient venir s’ajouter à l’offre de Semences Gamma.

Pour plus d’informations sur la variété, ou nos offres de contrats de rachat, veuillez communiquer avec votre représentant Agrocentre local.

À l’approche de la période des récoltes, les questions que la plupart des producteurs se posent sont : quelle stratégie dois-je adopter pour vendre ma récolte ? Comment fluctuera le marché du grain ? Il est très difficile pour moi de prédire les variations du marché, surtout cette année.

Qui ne se rappelle pas du printemps tardif qui a mis à l’épreuve la patience des producteurs ? Dans la grande région de St-Hyacinthe, on peut toutefois constater en cette fin de juillet que le maïs a pris du galon. Ce qui porte à croire que, s’il n’y a pas de gel hâtif, la récolte sera bonne. Par contre, les dernières semaines avant la récolte sont très importantes pour obtenir un rendement maximum. On se souvient de l’automne dernier, très pluvieux, qui a causé beaucoup de difficultés pour parvenir à sortir les grains du champ. Chez nos voisins américains, les prévisions de récolte de maïs se sont détériorées étant donné les conditions météorologiques du mois de juillet. Est-ce que le marché réagira positivement si les rendements sont moins élevés que prévu ? Seul l’avenir le dira….

Pour le soya, les rendements sont beaucoup plus variables selon les régions. Il est donc très difficile de prévoir la réaction des marchés au moment de la récolte.

Le conflit entre la Chine et les États-Unis tarde à se régler mais les négociations ont repris au cours de l’été. C’est un dossier à suivre de très près car il va assurément influencer les variations de la bourse.

À l’heure où je rédige ces lignes, le prix du maïs affiche 225$ / tm à la récolte et le soya OGM est à 420$ / tm. Par conséquent, dans le cas du maïs, on constate une forte augmentation en comparaison du prix de 200$ / tm des dernières années. Habituellement, le marché affiche un recul en pleine récolte. Il est donc stratégique de vendre une partie de votre récolte d’avance afin d’obtenir la meilleure moyenne possible. Connaître votre coût de production peut également vous aider dans votre commercialisation.

Informez-vous dès aujourd’hui à propos des options qui s’offrent à vous !

Bonne récolte à tous !

Tout comme le printemps a amené son lot de problèmes, la récolte ne sera probablement pas de tout repos ; comme le dit si bien l’adage, on récolte ce que l’on sème. Voici quelques points à considérer avant et pendant la récolte :

La verse sera sans doute l’ennemi numéro un de la récolte, cette année. Plusieurs semis ont été faits dans des conditions humides, l’implantation des racines a donc fort probablement été difficile à ces endroits, ce qui se traduit par une masse racinaire réduite. Les racines en « éventail » (voir photo jointe) sont un bel exemple de ce sous-développement qui favorisera possiblement la verse racinaire. La verse de la tige sera aussi à considérer. Donc, allez voir vos champs tôt et faites le « push test », qui consiste à pousser les tiges de maïs au-dessus de l’épi jusqu’à un angle de 45 degrés. Si les tiges cassent facilement, il serait souhaitable de récolter plus hâtivement dans ces champs, voire même dans toutes les parcelles ensemencées du même hybride. Puisque les semis tardifs ont décalé tout son développement, le maïs sera exposé à des nuits plus froides et des rosées abondantes plus tôt dans son cycle, ce qui favorisera possiblement le développement de maladies foliaires et de maladie de la tige. Les maladies comme l’anthracnose et la fusariose de la tige contribuent énormément à la verse.

Peut-être avez-vous observé plus d’insectes qu’à l’habitude dans votre maïs au cours des derniers mois ? Conséquence de la floraison tardive, le maïs fut davantage exposé au ver-gris occidental du haricot, un ravageur en pleine croissance dans le sud du Québec. De plus, avec les changements d’hybrides, ce printemps, les choix de traits de résistance aux insectes n’étaient pas toujours disponibles. Les attaques de la pyrale et de la chrysomèle des racines du maïs sont probablement plus présentes dans les hybrides non protégés.

Le risque de gel hâtif nous guette aussi. Dépendamment du stade de maturité du maïs, le rendement risque d’en être affecté. L’humidité du grain au stade R5 (denté) est d’environ 40%. À partir de ce stade, le maïs met en moyenne 25 jours pour se rendre à la maturité physiologique, soit le stade R6 (point noir). Il faut considérer qu’un gel hâtif léger, qui tuerait seulement les feuilles au stade de la demi-ligne de lait, réduirait le rendement de 5%. Par contre, un gel mortel tuant le plant entier au même stade réduirait le rendement de 10%.

Prévoyez aussi plus d’énergie pour sécher le maïs, les semis ayant été décalés de près d’un mois dans certaines régions, le grain aura certainement une humidité plus importante à la récolte. Si possible, récoltez le grain entre 25 et 30% d’humidité. Selon plusieurs études, les pertes « au nez » (qui sont réduites quand le grain est au-dessus de 25H%) compensent grandement les frais de séchage supplémentaires. De plus, récolter plus tôt diminue de beaucoup les risques de ramasser du maïs au sol !

Pour le soya, il faut aussi prévoir de récolter plus hâtivement. Cela implique qu’il faut saisir chaque occasion de récolter, car les heures d’ensoleillement diminuent rapidement, et les périodes de récolte se font plus rares. De même que pour le maïs, il faudrait peut-être envisager récolter le grain plus humide et faire sécher à feu doux.

Pour terminer, l’achat de vos hybrides vedettes devra se faire hâtivement cet automne. De fait, les semis aux États-Unis et dans le sud de l’Ontario ont été aussi tardifs et aussi difficiles que les nôtres ce printemps. Ces régions ont d’importantes superficies dédiées au maïs de semence ; on peut donc prévoir que le rendement sera moindre ce qui causera nécessairement une offre réduite de certains hybrides populaires. De plus, les stocks d’hybrides hâtifs ayant été éprouvés ce printemps, il faudrait penser acheter la semence plus tôt pour s’assurer de sa disponibilité.

Parfois, il peut sembler que vous ayez tout fait correctement pour planifier votre saison. Vous avez choisi les variétés qui conviennent à votre ferme et les produits de protection des cultures nécessaires pour relever vos plus grands défis. Et là… il ne pleut pas pendant des semaines. Ou il pleut beaucoup trop, alors vous semez tard.

Quoi qu’il en soit, des conditions imprévisibles peuvent porter un dur coup aux plans de culture, même les mieux préparés.

C’est là que nous pouvons vous soutenir, avec de la génétique, des technologies, des conseils agronomiques et des produits qui vous aident à maîtriser ce que vous pouvez maîtriser et à éliminer au moins une partie de l’imprévisibilité, grâce à une performance de rendement et à une protection contre les ravageurs qui sont constantes.

Je vous invite à plonger et à en lire davantage sur les tout derniers produits de notre gamme 2020, qui vous aideront à atteindre de nouveaux sommets de rendement et à relever les défis en cours de saison.

 Continuer de favoriser le succès du soya au Québec

Pour la saison 2020, nous avons fait des ajouts très intéressants à nos gammes de soya Roundup Ready 2 XtendMD et IP de marque NK®. S05-N5X, notre première de deux nouvelles variétés de soya Roundup Ready 2 XtendMD, a montré de très bonnes performances sur différents types de sol. Cette variété offre une combinaison unique de gènes Rps1c/3a et présente une robuste tolérance au champ au pourridié phytophthoréen ainsi qu’à la moisissure blanche causée par Sclerotinia.

Notre autre nouvelle variété Roundup Ready 2 XtendMD, S14-U9X, offre de solides performances sur divers types de sol et présente une très bonne tolérance au syndrome de la mort subite et à la moisissure blanche. S14-U9X possède également le gène Rps1c, qui lui confère une excellente tolérance au champ au pourridié phytophthoréen.

Dans le soya IP, nous constatons un vif enthousiasme et une demande accrue sur le marché, lesquels, nous en sommes convaincus, se poursuivront en 2020. C’est pourquoi nous sommes fiers de fournir des variétés de premier plan, telles que S07-M8. Il s’agit d’une variété de grande taille, qui présente une très bonne tenue ainsi qu’une tolérance à la moisissure blanche et au pourridié phytophthoréen.

En mettant sur le marché S12-J7, nous espérons répéter le succès de S07-M8, avec une variété performante dans une large gamme de sols et d’environnements et offrant une qualité alimentaire exceptionnelle, qui peut générer des primes plus élevées. En outre, S12-J7 assure une forte protection contre le nématode à kyste du soya et possède la combinaison hautement recherchée de gènes Rps3a, pour une protection accrue contre le pourridié phytophthoréen.

 Des maïs performants pour vos hectares les plus difficiles

Nos tout derniers hybrides de maïs de marque NK sont issus de la science de pointe et du savoir local, ce qui aide à réaliser le potentiel de rendement le plus élevé possible sur vos hectares les plus difficiles.

Tout d’abord, NK8881 est un nouvel hybride adapté à l’Est qui combine une nouvelle génétique avec le caractère Agrisure Artesian®, pour une excellente tolérance au stress dû à la sécheresse. De plus, un épi de type semi-flexible vous permet davantage de souplesse dans l’ajustement de vos densités de peuplement.

Autre nouveauté pour 2020 : NK9610, qui se caractérise par un très bon ensemble de tiges et de racines et qui répond bien à la régie pour un rendement élevé. Nous avons également constaté que NK9610 donnait les meilleurs résultats avec des taux de semis moyens à élevés.

Besoin d’aide pour trouver les variétés de soya et hybrides de maïs qui conviennent à votre ferme ? Assurez-vous de consulter notre Outil de sélection des semences en ligne : https://www.syngenta.ca/SFSeedSearch/SeedSearch.aspx.

 Votre solution complète de traitement de semences de soya

Même avec la bonne génétique en place, les insectes et les maladies de début de saison transmises par les semences et le sol peuvent rapidement ronger le potentiel de rendement, en causant le rabougrissement des peuplements de soya dès le départ.

D’abord commercialisé pour la saison 2019, Fortenza® Vibrance® Maxx est un traitement de semences non néonicotinoïde qui supprime le hanneton européen, le hanneton, le ver fil-de-fer, la mouche des semis, la chrysomèle du haricot et le ver-gris noir. Il aide également à lutter contre les maladies les plus difficiles transmises par les semences et le sol, telles que la pourriture des semences, la brûlure des semis, la fonte des semis (pré et postlevée) et la pourriture des racines en début de saison.

Même en cas de forte pression des insectes et des maladies, Fortenza Vibrance Maxx peut aider à établir des peuplements de soya plus robustes et à générer une croissance plus rapide et plus uniforme.

 Les nouveaux caractères Agrisure Duracade® offrent la protection la plus avancée à ce jour contre les ravageurs du maïs

La chrysomèle des racines du maïs est l’un des ravageurs les plus répandus et les plus dommageables pour le rendement. Elle est active principalement sous la surface du sol, de la fin mai environ à la mi-juin. La consommation continue des racines par la chrysomèle altère la capacité du plant de maïs à absorber l’humidité et les nutriments, et provoque la verse racinaire, qui a pour conséquence des tiges courbées et des épis nus.

Pour 2020, nous sommes ravis de présenter deux nouvelles combinaisons de caractères Agrisure Duracade, dotées d’un mode d’action unique qui offre les meilleures performances qui soient. Ces combinaisons permettent une suppression, sans égale dans l’industrie, des insectes aériens et souterrains.

La combinaison de caractères Agrisure Duracade 5122 présente deux modes d’action et offre une protection efficace, tout au long de la saison, contre la chrysomèle et huit autres ravageurs aériens et souterrains.

Agrisure Duracade 5222 est la combinaison de caractères la plus avancée sur le marché, offrant une maîtrise haut de gamme à large spectre de 16 insectes nuisibles, dont la chrysomèle des racines du maïs. Il comprend également le caractère Agrisure Viptera® – la seule technologie disponible à ce jour pour supprimer efficacement le ver-gris occidental du haricot.

Assurez-vous de contacter votre représentant Syngenta ou votre détaillant local pour en savoir plus sur les produits et solutions susceptibles d’aider votre culture 2020 à atteindre son plein potentiel.

Le vieil adage dit que les saisons se suivent, mais ne se ressemblent pas. Une chose est certaine, nos printemps semblent être de plus en plus inégaux avec de la pluie et des températures froides qui peuvent nuire à l’implantation des cultures. Chez CROPLAN by WinField United, nous avons les outils et les technologies pour que l’incertitude ne soit plus une source d’inquiétude. 

 

Zinc : un allié de taille pour la germination

CROPLAN est le seul semencier à offrir un traitement au zinc qui est appliqué directement sur la semence, mélangé aux traitements de semence habituels, sur l’ensemble de sa gamme d’hybrides de maïs. Le zinc a un effet direct sur le développement cellulaire de la plante. Par printemps froid et humide, le zinc contenu dans la matière organique du sol est très peu disponible, ce qui peut nuire au développement de la plante. Les racines séminales et le coléoptile qui sortent du grain de maïs sont à la base d’un plant de maïs fort et en santé. Il est donc tout indiqué d’avoir du zinc disponible dès le début de la formation du système racinaire afin de permettre le meilleur développement de celui-ci, car il est responsable du prélèvement des nutriments du sol vers le plant de maïs. Le zinc en traitement de semence vient donc compléter l’effet de l’engrais de démarreur et non remplacer les recommandations du plan de fertilisation. Des essais réalisés sur 3 ans dans plus de 180 sites Zone performance ont démontré une augmentation de rendement de 130 kg par hectare. Plus du tiers des essais ont donné un gain de 400 kg par hectare grâce au traitement de zinc sur la semence offert chez CROPLAN par WinField United.

 

Nos « Réponses » à la rescousse

CROPLAN by WinField United a bâti une expertise en agronomie appliquée unique depuis 20 ans. Les « réponses » - azote, population, monoculture et fongicide - permettent de positionner chaque hybride dans le bon champ ainsi assurer que chaque dollar dépensé donne le meilleur retour sur investissement possible. Elles sont également très utiles pour adapter la régie à la réalité de la saison. Vous savez exactement quel hybride va profiter au mieux d’une application en saison de fongicide ou d’azote. L’Outil R7, grâce à son imagerie satellite de pointe permet de suivre l’évolution des champs depuis son bureau et cibler plus facilement les problématiques au champ. Enfin notre service d’analyse foliaire, Nutrisolution 360, facilite la correction de carence nutritionnelle pour que chaque hectare récolté compte.

 

Nouveautés maïs

Cette année nous ajoutons 4 nouveaux hybrides de maïs à notre gamme de semences :

• 2790VT2P/RIB : Hybride de 87 jours ou 2650 UTM. Sa basse réponse à la population combinée à ses épis flexibles fait de cet hybride un excellent choix pour les sols légers ou susceptibles au stress hydrique.

• 2965VT2P/RIB : Hybride offensif de 89 jours ou 2700UTM qui vient appuyer le 2845VT2P. Son potentiel de rendement élevé, son poids spécifique et son intégrité des tiges et racines en fin de saison en valent l’essai.

• 4203SS/RIB et VT2P/RIB : hybride de 102 jours ou 3075 UTM en version SS/RIB et de 100 jours ou 3025 UTM en version VT2P/RIB. Sa forte réponse à l’azote et à la population lui confère un rendement exceptionnel en complément à sa floraison moyenne et de sa courbe de séchage rapide.

 

Nouveautés soya

Le monde du soya évolue très vite. De nombreuses biotechnologies permettant un meilleur contrôle des mauvaises herbes sont maintenant disponibles. En complément de notre gamme de soya Xtend, nous enrichissons notre gamme de soya avec la technologie Enlist E3. Développé par Dow AgroSciences et MS Technologies, le soya Enlist E3 établit une nouvelle norme en matière de suppression des mauvaises herbes et de performance du rendement dans le soya. Le trait Enlist E3 est une superposition moléculaire qui offre une solide tolérance à l’herbicide Enlist DuoMC — qui contient le nouveau 2,4-D choline et glyphosate — ainsi qu’une tolérance aux herbicides contenant du glufosinate.

• Variété Enlist E3 de 2675 UTM, de taille moyenne et buissonnante avec un ensemble complet contre les maladies.

• CP0719RX variété de 2725 UTM qui branche beaucoup pour sa maturité mais n’ayez crainte son excellente résistance à la moisissure blanche vous assure de profiter pleinement de son potentiel

• CP2019RX variété de 3075 UTM adaptée à tous les types de sols qui conserve une hauteur de plant raisonnable pour sa maturité. Possède un excellent ensemble de protection contre les maladies, dont la moisissure blanche.

 

Traitements de semence

Croplan by WinField United offrira 3 options pour ses traitements de semence maïs pour la saison 2020 : Acceleron avec LUMIVIA, Acceleron 250 avec néonicotinoïde, un traitement fongicide seulement.

R&D unique : Affichant des gains de rendement potentiel de 1t/ha sur 15 ans, Pride offre des possibilités d’augmentation de rendement trois fois plus grande que tout autre programme de croisements conventionnels standard de l’industrie (soit 0,34t/ha). La méthode de croisements génétiques dihaploïdes unique à PRIDE est au cœur des gains en rendements du programme extensif de R&D mis de l’avant depuis 2000 par AgReliant Genetic, maison mère de Semences PRIDE. Lorsque que de nouveaux hybrides sont introduits, ils offrent toujours un gain en rendement par rapport aux hybrides présentement commercialisés. Cette nouvelle méthode de croisement permet des gains de rendement significatifs, et ce, plus rapidement car les généticiens sont en mesure de tester plus de lignées parentales, plus rapidement. C’est ce qui explique l’amélioration génétique exceptionnelle des hybrides et leur performance aux champs sur les fermes du Québec.

 

Maïs - traitements de semences AgriShield : Les traitements de semences sont un moyen efficace de s’assurer d’une performance aux champs surtout lorsqu’il est difficile de prévoir le printemps comme cela a été le cas en 2019. Voyons les avancées dans ce domaine pour le maïs et le soya. Une nouvelle famille d’insecticide, les Diamides a permis d’offrir le Fortenza en traitement insecticide de semences pour le contrôle des ravageurs de sol tout en le combinant à un quatuor de fongicides. Le STAMINA est un fongicide maintenant ajouté à ce quatuor, pour aider à préserver la vigueur des jeunes plantules dans des sols froids et humide au printemps. Chez Syngenta, la R&D continue pour protection des plantules contre des maladies comme le pythium et le phytophthora avec un fongicide en traitement de semences prometteur le VAYANTIS.


 

Soya – traitements de semences AgriShield :

Le système des traitements de semences AgriShield, exclusif à PRIDE, permet d’offrir les techniques les plus performantes qui répondent aux besoins des producteur de maïs et de soya. Le développement de nouveaux insecticides, fongicides, biostimulants et innoculants pour application directe sur la semence offre la polyvalence qui est recherchée sur les fermes d’aujourd’hui.

Plusieurs nouveautés se pointent à l’horizon, en occurrence le Systiva XS – molécule Xénium de BASF déjà connu comme application foliaire avec Priaxor. Ce traitement de semences offre un contrôle additionnel des maladies fongiques qui affectent les semences et plantules. Stamina en traitement de semences, également de BASF, reconnu pour préserver l’émergence et la vigueur dans des sols saturés et froids. Lumisena par Corteva est en essai et s’avère prometteur comme outil stratégique pour un contrôle accru du phytophthora lorsque combiné au traitement de semences standard. La R&D de Syngenta nous présente le VAYANTIS en traitement de semences pour le contrôle du pythium et phytophthora. Saltro de Syngenta, un produit en développement est à l’essai pour le contrôle du syndrome de la mort subite dans le soya et le contrôle des nématodes à cyste.

Il y a donc beaucoup de recherches en ce qui a trait aux traitements de semences pour le soya. Nous avons des essais aux champs en Amérique du nord et ici au Québec afin de pouvoir évaluer l’efficacité de toutes ces nouveautés et les rendre disponible aussitôt que les instances réglementaires auront approuvé leurs utilisations.

 

Maïs – caractères technologiques à multitudes d’actions :

Le multimode d’actions est la clé pour s’assurer d’une performance à long terme des caractères technologiques et pratiquer une gestion responsable contre la résistance des insectes. Dans ce tableau, vous remarquerez la façon unique et simple de répertorier les caractères technologiques des hybrides PRIDE par la mention G2, G4 et G8. La nouveauté, G4, identifie la technique TRECEPTA une combinaison des caractères VT2PRO de G2 avec Agrisure Viptera pour un contrôle du Ver-Gris occidental du haricot, et comportant 3 modes d’actions pour la lutte contre la légionnaire d’automne et le vers de l’épi du maïs. À venir chez Syngenta, Agrisure Duracade qui inclut le contrôle de la chrysomèle septentrionale des racines du maïs.

 

Soya – caractères technologiques :

R2 et Liberty Link – Nous avons introduit la plateforme R2 il y de ça plusieurs années, et ce, avec beaucoup de succès. L’ajout de la plateforme Liberty Link devient stratégique pour permettre une rotation des herbicides glufosinate et glyphosate. Nous allons maintenir ces plateformes et, en parallèle, nous développons des variétés avec d’autres plateformes, Xtend, XtendFlex et Enlist E3. L’avantage amené par les plateformes Xtend est la tolérance des cultures aux herbicides dicamba et glyphosate pour un contrôle des feuilles larges résistantes et la plateforme XtendFlex offre la tolérance aux trois herbicides, glyphosate, dicamba, et glufosinate.

Les variétés ayant la plateforme Enlist E3 offerte par Corteva, sont tolérantes aux herbicides 2,4-D, glyphosate et glufosinate. Ce large éventail de plateformes technologique va permettre aux producteurs ayant des pratiques culturales différentes ou des spectres différents de mauvaises herbes d’obtenir un bon contrôle tout en profitant de la génétique de soya performant. Notre programme de nouveaux produits est des plus ambitieux avec plus de 25 nouveaux hybrides de maïs, et 8 nouvelles variétés de soya. Sans compter la venue de nouvelles options de traitements de semences et de caractères technologiques. La cadence soutenue avec laquelle ces nouveautés apparaissent sur le marché nord-américain nous assure une performance accrue pour la production de maïs et de soya. Nous vivons présentement des changements climatiques, du moins nous expérimentons des épisodes climatiques aux extrémités des spectres depuis quelques années. Du gel hâtif causé par un été frais en 2000, et depuis 2010, excluant l’année 2013, nous avons des printemps, des étés et des automnes décalés tel que mentionné par le météorologue Réjean Ouimet. Deux printemps consécutifs avec des écarts de précipitations du simple au triple (de 50 mm à 150 mm pour le mois de mai) sont des conditions difficiles à prévoir. Les traitements de semences sont importants pour assurer non seulement la population désirée, mais aussi l’uniformité dans les champs.

La vieille environnementale qui souffle présentement sur notre province va permettre de mettre en place des modèles de production intégrant les besoins financiers des entreprises agricoles par l’entremise d’outils d’agriculture de précision tel que Veritas. L’établissement de bandes riveraines pour limiter l’érosion des sols dans les cours d’eau est maintenant devenu un incontournable ce qui va exiger du producteur de faire plus sur les superficies en production. Le résultat final sera des sols riches et productifs, permettant l’utilisation d’intrants tout en respectant les normes environnementales mise de l’avant.

 

Le Centre de Recherche de Semican déploie énormément d’effort à chaque année pour développer et mettre en marché de nouvelles variétés exclusives, qui sauront répondre aux exigences des entreprises agricoles d’aujourd’hui. C’est donc avec fébrilité, que l’équipe de Semican vous présente ses nouveautés pour la saison 2020. Du côté des céréales, deux blés de printemps panifiables, une avoine couverte et une avoine nue se sont ajoutés à la gamme déjà disponible. Les fourragères ont aussi bénéficié d’un rafraîchissement de variétés avec deux nouvelles luzernes.

 

Blé Toundra (CERS)

En introduction en 2019, le blé Toundra fait maintenant sa place. Un très bon choix pour toutes les zones du Québec, mais son rendement se démarque principalement en zone 2. Ses qualités panifiables en font un allié sur les fermes puisque son niveau de protéine est très élevé et il présente aussi une très bonne tolérance à la fusariose (cote 2). De plus, le poids spécifique du blé Toundra est supérieur à la moyenne et oscille entre 79 et 82 kg/hl selon les régions évaluées sur trois ans. Il est à noter que sa tenue est exemplaire malgré sa taille élevée. Il donne un beau coup d’œil au champ et ce blé barbu a la chance d’être plutôt hâtif.

 

Blé Alaska (CERS)

Un autre petit nouveau dont Semican est particulièrement fier est le blé Alaska. Son rendement est excellent et supérieur à la moyenne pour toutes les zones. Il impressionne par la grosseur de son grain, un des plus gros sur le marché. En effet, en moyenne, le poids pour 1000 grains est de 44 grammes, ce qui est largement plus élevé que ses compétiteurs. Au niveau de ses qualités panifiables, il fait lui aussi très bien avec un niveau de protéine intéressant et un bon indice de chute. Autre point positif, il s’en sort très bien du côté des maladies foliaires et face à la fusariose. Alaska est d’ailleurs bien adapté pour la régie intensive. Besoin de paille ? Faites-vous plaisir et essayer le blé Alaska, vous ne serez pas déçu !

 

Conseils régie

Il est donc possible d’avoir de bons rendements, de produire de la qualité et de faire de la culture du blé, une production profitable sur les entreprises agricoles. Au niveau de la régie, les deux blés se sèment entre 450 et 550 grains/m2. Pour que le plein potentiel s’exprime, si le printemps veut bien collaborer, on sème hâtivement. Il s’en suivra un meilleur tallage, plus d’épis par mètre carré et un nombre plus élevé de grains par épi. Si le semis est retardé, il peut être judicieux d’augmenter le taux de semis. La fertilisation est primordiale pour l’atteinte d’un bon niveau de protéine et de hauts rendements. Le fractionnement y aide beaucoup. Viendra ensuite le battage. Lorsque l’humidité atteint 16 % à 18 %, c’est l’idéal. On conserve l’indice de chute à un bon niveau et on limite la propagation de la fusariose. Une batteuse bien ajustée est essentielle à la réussite de l’opération. Les grains légers et fusariés sont faciles à éliminer en augmentant la vitesse du ventilateur. Après tous les efforts déployés au champ, il serait dommage que le blé perde en qualité à cause d’un entreposage inapproprié. Ventilez adéquatement et gardez un œil sur ce qui se passe dans votre silo !

 

Avoine CDC Arborg

Le marché de l’avoine a connu beaucoup de fluctuation au courant des dernières années. Pour les adeptes, nous vous offrons une nouvelle variété à gruau, la CDC Arborg. Elle se distingue entre autre par son faible pourcentage d’écale. Côté rendement, elle performe dans toutes les zones, mais se démarque avantageusement en zone 1 et 3. De plus, CDC Arborg a une bonne tenue et est peu sensible aux taches foliaires. Elle saura se démarquer au champ.

 

 

Conseils régie

Tout comme le blé, il est avantageux de semer tôt. Il faut viser entre 370 et 425 grains par mètre carré. Bien que moins capricieuse sur la qualité des champs, l’avoine profitera avantageusement d’un terrain en bonne condition. Pour une récolte de qualité avec un grain blanc, il faut battre lorsque le taux d’humidité atteint 16 à 18%.

 

Avoine nue Fuego

Semican a développé de nombreuses variétés d’avoine nue au cours des dernières années. C’est un marché de niche très intéressant. Les débouchés pour la récolte sont principalement au niveau des chevaux de course aux États-Unis. La demande pour un grain élevé en gras et protéine est donc très forte dans ce marché et Fuego remplit très bien les conditions. Côté rendement, elle est recommandée surtout en zone 1 et 2. Comme ses consœurs, cette avoine est hâtive et peu sensible aux taches foliaires. Fuego produit de gros grains et est plus haute que la moyenne. Un autre marché s’est aussi développé pour l’avoine nue biologique au Québec. En effet, la demande est en croissance pour l’alimentation humaine. Par ailleurs, des semences d’avoine nue Fuego seront aussi disponibles en version biologique.

 

Conseils régie

Bien qu’étant une avoine, il est recommandé de bien choisir les champs. L’égouttement est important avec ce type de culture. De plus, les avoines nues sont moins sujettes à la verse malgré leurs grandes tailles. Pour s’assurer de bonnes performances de rendement, il ne faut donc pas négliger au niveau de l’azote et lui donner un 70 à 90 unités. La dose de semis adéquate sera de 465 à 540 grains par mètre carré.

Et les fourragères ? Producteurs de foin, nous avons pensé à vous. Une nouvelle luzerne à racine traçante est introduite cette année et se nomme Foothold. Son collet profond et les particularités de son système racinaire permettent à cette luzerne de très bien supporter le trafic et le piétinement. Là où l’égouttement est moins bon, ce type de luzerne fonctionne bien. Foothold est multifoliée, a un excellent ratio feuilles/tige et une très bonne digestibilité. Une attention particulière a été portée concernant sa survie hivernale et sa dormance. De plus, elle est classée comme hautement résistante aux principales maladies telles que la fusariose, la verticilliose, anthracnose de type 1, le phytophtora et l’aphanomycès. On la retrouve donc dans l’Agro-foin, combiné avec l’excellente variété Octane et AC Brador. Il est aussi possible de se la procurer en pure.

Nouvellement développé, la luzerne Dynamo arrive au Québec. Elle allie qualité et haut tonnage au champ pour un maximum de lait à l’acre. En effet, Dynamo possède un regain rapide et supporte les fauches fréquentes. Grandement multifoliée, c’est une luzerne très digestible à fort niveau de protéine. De plus, elle aussi est hautement résistante aux principales maladies et a entre autre été sélectionné pour son excellente survie à l’hiver. Elle fera tourner les têtes avec son bagage génétique qui lui procure une belle couleur verte foncée. Dynamo est disponible dans les mélanges à 90% et 70% de luzerne tel que l’Agro-Pro et l’agro-Plant. On la combine aussi avec la luzerne Octane dans l’Agro-Plus, un mélange contenant 80% de luzerne et 20% de fléole. Bref, de belles nouveautés à adoptez dans vos champs, autant au niveau des céréales que des fourragères ! Parlez-en avec votre représentant Agrocentre…

 

Dernièrement, nous avons participé à une journée de champ en Ontario et l’une des stations visitées faisait la promotion d’un objectif de rendement de 100 boisseaux à l’acre ou l’équivalent de 2,5 tonnes. Pour y arriver, le chercheur pousse une gestion intensive basée sur une augmentation des fertilisants et des applications de fongicides.

Réussir à obtenir un rendement moyen de 2,5 t / acre sur de grandes superficies est un exploit (presqu’une fiction) considérant tous les facteurs incontrôlables dont doit faire face nos producteurs du Québec. En revanche, d’un tout autre point de vue, l’atteinte d’une rentabilité économique que pourrait engendrer un rendement de 2,5 t / acre avec un soya OGM chez un producteur, qui ne sème que du soya destiné à la consommation humaine, est une réalité pour ceux qui font partie du groupe de tête de leur région. En fait, ce groupe représente 25% des producteurs avec les plus hauts rendements livrés et enregistrés pour une même variété.

Pour mieux vous illustrer ce constat, nous vous détaillerons un exemple avec le Marula qui a été livré à la récolte 2018.

En moyenne, les rendements de ce groupe se situaient entre 1,63 tonnes jusqu’à 2,06 tonnes par acre. Pour un même rendement économique et en tenant compte de la prime de variété, les coûts d’herbicides et de la semence, voici le résultat :

- 1,63 tonnes par acre de Marula équivalent à 2,03 tonnes à l’acre avec un soya OGM ;

- 2,06 tonnes par acre de Marula équivalent à 2,57 tonnes à l’acre avec un soya OGM.

La réalité rattrape la fiction ! Le défi pour tous les producteurs est de maintenir ce même niveau de rentabilité sur de grande superficie. Ils doivent s’adapter aux différentes conditions des sols, positionner les bonnes variétés en conséquent et faire un suivi en saison avec leur représentant pour faire le meilleur diagnostic possible de l’état de la culture.

 

Nouvelles variétés

Soya IP

En 2020, Prograin vous offrira une nouvelle variété IP destinée au marché de l’alimentation humaine. Atena viendra fortifier notre offre dans nos variétés les plus tardives. En fait, elle est d’une maturité relative évaluée à 1.2 soit de 2825 UTM. Pour ce qui est de ses performances, dans son groupe sur une moyenne d’un an au RGCQ, elle obtient un indice de rendement de 105 par rapport à la moyenne. Cette variété avec une protéine oscillant autour de 43% sera recherchée par nos acheteurs asiatiques et donnera un revenu à l’acre plus qu’intéressant pour nos producteurs de l’Ouest du Québec, entre autres. Atena sera un excellent compagnon au Acora.

Soya Quali-Pro

Le Black Gold (2700 UTM), une nouvelle variété dans la gamme Quali-Pro, se présente. Elle possède un tégument noir et une chaire verte. Elle est très attendue sur le marché de l’exportation.

Soya OGM

L’année 2020 sera l’année d’introduction de la toute nouvelle technologie « Enlist » pour 3 nouvelles variétés qui toucheront la plupart des zones de production de soya au Québec. Cette nouvelle technologie rend le soya tolérant à 3 différents herbicides soient le glyphosate, le glufosinate et le 2,4-D.

• Elmo E3 (2475 UTM) : la variété Enlist la plus hâtive sur le marché offrant une tolérance à la sclérotinia supérieure à la moyenne ;

• Enzo E3 (2625 UTM) : une excellente vigueur avec un très bon potentiel de rendement ;

• Echo E3 (2825 UTM) : une émergence rapide et uniforme qui offre une grande tolérance en condition difficiles. Nous aurons également 5 nouvelles variétés round-up ready 2 Xtend qui toucheront l’ensemble des zones de production de soya au Québec.

• Fresco R2X (2375 UTM) : hâtive et performante sont les deux principales qualités de cette nouvelle variété ;

• Rico R2X (2575 UTM) : variété offrant une excellente tolérance aux différentes maladies du soya ;

• Yoko R2X (2600 UTM) : une variété avec une bonne tenue et performante dans tous les types de sol ;

• Costo R2X (2800 UTM) : excellente vigueur printanière lui offrant un développement végétatif rapide et imposant ;

• Rondo R2X (2900 UTM) : variété buissonnante avec une excellente tenue et un excellent potentiel de rendement.

Agrofibres inc., qui a vu le jour à la fin 2017, opère une usine de défibrage des tiges de chanvre industriel à Lavaltrie. Le défibrage permet de séparer les principales composantes des tiges, lesquelles vont servir à alimenter des usines de 2e transformation œuvrant dans les secteurs des textiles et de la construction. Par conséquent, et ce, pour la deuxième année, Agrofibres a signé bon nombre d’ententes avec des producteurs de plusieurs régions.

L’implantation d’une nouvelle culture amène souvent de grands défis de commercialisation. D’une part, l’obtention de la semence peut représenter un obstacle de taille, tant pour les quantités disponibles que pour les cultivars adéquats et adaptés à nos conditions climatiques et agronomiques, mais aussi à nos conditions de marchés. Il en va de même pour la commercialisation de la récolte, ce qui affecte la rentabilité.

À lui seul, le revenu des pailles ne suffit pas à rendre cette culture économiquement viable. La vente du grain pourrait sembler le choix logique vers lequel se tourner pour combiner les revenus. Malheureusement, le grain de chanvre semble être sujet à de grandes variations de l’offre et de la demande, laquelle est présentement très faible.

Qu’à cela ne tienne, depuis le 17 octobre 2018, la législation permet de récolter les fleurs de la plante afin d’en extraire un composé nommé CBD (ou cannabidiol). Il y a présentement un engouement croissant pour le CBD ce qui génère un intérêt marqué pour l’approvisionnement en fleurs et feuilles de chanvre industriel. Ainsi, le développement de ce nouveau marché se met en place depuis peu, faisant poindre la venue d’un revenu complémentaire à celui des tiges dans le budget de cette nouvelle culture.

Ainsi, pour profiter de cette nouvelle opportunité lui garantissant un approvisionnement en paille pour son usine et tout en étant conscients de l’insécurité liée à la nouveauté de ce marché , Agrofibres, et ses partenaires, se lancent, dès cette année, dans la récolte et le séchage des fleurs de chanvre en complémentarité de la récolte des tiges.

En effet, Agrofibres a acquis et fait adapter certains équipements lui permettant de réaliser la récolte du chanvre dans le cadre d’une approche à usages multiples. Ainsi, dans un même passage, deux actions seront réalisées. Dans un premier temps, les fleurs seront récoltées et automatiquement acheminées vers une remorque, tandis que les tiges seront coupées puis laissées au sol pour le rouissage. Les fleurs seront ensuite dirigées vers le site de séchage, après quoi, elles seront ensachées puis entreposées. Toutes ces étapes sont réalisées par Agrofibres. Il restera aux producteurs la responsabilité de veiller au rouissage des tiges (étape durant laquelle Agrofibres offre toujours le support agronomique) et par la suite, de les presser. Cette approche d’intégration partielle permet donc aux producteurs de bénéficier d’une offre complète de services, comme l’accès à des semences de qualité, à des services agronomiques, à la prise en charge de la fauche des tiges et de la récolte complète des fleurs, mais surtout, l’accès à un revenu combiné en transigeant avec un seul acheteur, Agrofibres.

Au cours de la saison 2019, nous procédons à des essais sur une assez grande échelle afin de parfaire nos connaissances en matière de récolte, de séchage et d’ensachage. Nous prévoyons prendre de l’expansion pour la récolte 2020 dans ce domaine et offrir aux producteurs une alternative intéressante.

Finalement, nous souhaitons préciser à nouveau qu’Agrofibres compte quatre partenaires fondateurs : Agrocentre Lanaudière, Agrocentre St-Hyacinthe, Agrocentre Technova et Gestion KFY inc. Pour ce projet de récolte à usages multiples du chanvre, Agrofibres est heureuse de travailler en partenariat avec VIVACO groupe coopératif et Gestion Funiko.

Depuis quelques mois déjà, la solution numérique AgConnexion est disponible pour les producteurs agricoles et les conseillers des Agrocentres. AgConnexion est une plateforme intégrée en deux volets : le Portail, qui permet des interactions sur le plan administratif entre les clients et leur détaillant, et la Ferme intelligente, qui regroupe plusieurs fonctionnalités pratiques pour la gestion des données de champs.

L’adoption d’un nouvel outil numérique est toujours un défi. Bien qu’au final, l’utilisation de la technologie permette de sauver du temps, ou d’optimiser certaines tâches, il y a au départ un investissement en temps requis pour se l’approprier. Je pense que la clé, c’est d’y aller une étape à la fois, de découvrir tous les avantages offerts par la solution numérique graduellement. On apprend à travailler avec une fonctionnalité qui nous est utile et qui nous apporte quelque chose avant de passer à la prochaine. C’est dans cet état d’esprit que j’ai rédigé cet article, en identifiant certains « musts » de la Ferme intelligente à découvrir cet automne !

1. -La gestion de l’échantillonnagede sol

Autant pour les conseillers du Réseau Agrocentre qui l’utilisent que pour vous, la Ferme intelligente permet de planifier d’avance, sur l’ordinateur, les tâches d’échantillonnage de sol à accomplir. Il est possible de positionner les points de prélèvements, sur une grille ou selon des zones qui peuvent être créées à partir de l’imagerie satellite ou des cartes de rendement par exemple. L’application mobile permet ensuite à l’échantillonneur de retrouver facilement les champs et d’accomplir sa tâche, guidé par son téléphone ou sa tablette. Même pour l’échantillonnage conventionnel (un seul échantillon par champ), nous recommandons d’utiliser l’application pour enregistrer les coordonnées des points de prélèvement, et pouvoir ainsi retourner aux mêmes endroits lors de la prochaine campagne. Les laboratoires AgroEnviroLab et Environnex ont mis en place le système nécessaire pour pousser les résultats directement dans votre dossier AgConnexion lorsque les demandes d’analyses sont faites via la plateforme numérique. C’est rapide, et une fois les résultats disponibles, on peut les consulter sous forme de cartes qui illustrent la variabilité intraparcellaire, ou à l’échelle de la ferme, de la fertilité.

2. -L’application à taux variables

L’application de chaux à taux variables est une façon simple de s’initier à l’agriculture de précision. Dès qu’il y a un peu de variation des types de sol dans un champ, il y a fort probablement une variation suffisante du pH pour que la dose appliquée soit ajustée en conséquence et que l’utilisation de la chaux soit optimisée. La Ferme intelligente simplifie grandement la préparation des fichiers d’épandage. Une fois l’interprétation des résultats complétée, le conseiller peut sélectionner la chaux à utiliser, fixer les doses minimum et maximum pouvant être appliquées, lancer les calculs et obtenir la carte et le fichier d’épandage en quelques clics. Comme producteur-utilisateur, vous pouvez alors récupérer les recommandations de votre compte, et même les transférer directement sur votre MyJohnDeere si vous utilisez ce système.

3. -L’analyse des cartes de rendement

Les cartes de rendement contiennent des informations qui peuvent être très utiles lorsque vient le temps de faire un retour sur la saison et de prendre des décisions pour l’année qui vient. Les données de rendement au battage sont de nos jours disponibles pour la majorité d’entre vous, mais elles sont encore trop rarement récupérées et utilisées. L’outil web de la Ferme intelligente permet de synchroniser un compte MyJonhDeere, Climate FieldView ou Raven Slingshot, de sorte que les cartes d’application et les cartes de rendement y sont automatiquement transférées. Je suis convaincue que vous serez très intéressés par ce que ces données peuvent vous apprendre ! On recule un peu dans le temps lorsque l’historique est disponible, on superpose les cartes de rendement des 3-4 dernières années, ce qui nous permet d’identifier certaines constantes, et il est alors possible de pousser l’analyse plus loin, en planifiant un échantillonnage selon les zones identifiées par exemple. Il est également possible de superposer les cartes de rendement aux cartes de semis, pour évaluer différents hybrides qui ont été semés côte à côte dans le champ, ou d’évaluer l’impact sur le rendement de certains traitements (un fongicide par exemple) en comparant les sections traitées vs non-traitées.

4. -La planification du plan de cultures pour la prochaine saison

En terminant, pour ceux que les données économiques intéressent, la Ferme intelligente contient aussi un module permettant d’évaluer différents scénarios de cultures. Plusieurs budgets de production sont déjà intégrés au système, qui peuvent facilement être personnalisés au besoin. Blé pour l’alimentation humaine ou animale, soya IP ou RR, maïs grain avec ou sans fumier, vous pouvez ajuster les budgets de production en fonction d’un rendement estimé ou réel et selon les coûts variables qui s’appliquent chez vous. Le programme de culture permet de comparer les marges théoriques de différents scénarios : pour valider votre plan de rotation, pour vérifier la rentabilité d’une régie intensive, pour alimenter vos réflexions et vos discussions avec votre conseiller... Que vous soyez déjà utilisateur de la solution AgConnexion, ou sur le point de le devenir, je vous encourage fortement à découvrir cet automne, l’un des quatre aspects de la Ferme intelligente présentés dans ce texte. Je suis persuadée que vous ne serez pas déçus ! Au milieu de tous ces outils numériques qui nous entourent, il faut bien commencer quelque part ; alors pourquoi ne pas choisir de le faire avec nous, dès maintenant !

L’hiver dernier a été très difficile pour les céréales d’automne. On peut probablement estimer qu’en Montérégie, 65 à 70 % des champs ne s’en sont pas sortis avec un pourcentage de survie suffisant pour être conservés. Plus à l’est, et sur la Rive-Nord, le portrait est meilleur, mais il reste que les constats du printemps étaient décourageants, en particulier pour ceux qui en sont à leurs premières expériences avec les céréales d’automne.

Les producteurs qui les ont adoptées depuis quelques années savent que les avantages de les maintenir dans leur rotation sont trop nombreux pour qu’un mauvais hiver, occasionnel, les fasse revenir en arrière...

D’un point de vue strictement économique, la rentabilité d’inclure un blé d’automne dans une rotation maïs-soya est là, même si parfois, la culture doit être remplacée le printemps venu. Selon une étude1 menée de 2009 à 2012 à Ridgetown, Ontario, l’introduction du blé d’automne dans une rotation maïs-soya a permis d’augmenter le rendement du maïs de 12 % et celui du soya de 10 %. Dans le Guide de production Céréales d’automne du CRAAQ, des simulations économiques démontrent que la marge sur coûts variables générée par une rotation incluant du blé d’automne est de 92$/ha à 98$/ha supérieure à celle d’une rotation maïs-soya.

Il y a ensuite plusieurs autres avantages, tels qu’une meilleure répartition des travaux en cours de saison, l’amélioration de la santé globale du sol, la possibilité, vu la récolte hâtive, de procéder à des travaux d’amélioration (drainage, nivellement) dans les champs ou à l’implantation d’un engrais vert. Grâce au système racinaire très développé des céréales, et à la présence de la culture tout l’hiver, la structure du sol s’améliore et l’érosion diminue. Par rapport à une céréale de printemps, la céréale d’automne a un rendement en grains plus élevé, et une très bonne production de paille (le seigle en particulier). Au niveau de la gestion des maladies, insectes ou même dans la stratégie de lutte aux mauvaises herbes, l’introduction d’une céréale dans la rotation est bénéfique. Elle est très compétitive vis-à-vis des mauvaises herbes, permet de varier les groupes d’herbicides utilisés pour leur contrôle et coupe le cycle vital de certains ravageurs principaux du maïs et du soya.

 

Quelques trucs pour favoriser la survie à l’hiver

1. La date de semis est très importante puisque les céréales d’automne doivent avoir suffisamment de temps pour acquérir une bonne tolérance au froid avant l’arrivée de l’hiver. En général, on souhaite que les plants aient atteint le stade de 3-4 feuilles jusqu’au début tallage, avant l’arrêt de la croissance pour la période hivernale. En zone 1 (Plaine de Montréal), des essais de l’Université Laval ont démontré qu’un semis entre la mi-septembre et la fin septembre permettait d’aller chercher un meilleur rendement qu’un semis plus tardif, ou plus hâtif. Effectivement, semer trop tôt n’est pas nécessairement mieux : une biomasse trop importante à la surface du sol peut favoriser le développement de moisissures nivéales le printemps venu.

2. La profondeur de semis influence aussi la capacité de la céréale à survivre à l’hiver. Semé à 1 - 1.5 pouce de profondeur, le grain s’établit, le plant se développe et la couronne (point de croissance), demeure sous la surface du sol pendant l’hiver, normalement plus à l’abri du gel que si elle se trouvait en surface. Par ailleurs, un semis trop profond peut retarder inutilement l’émergence de la culture et réduire son développement avant l’hiver.

3. Comme l’acclimatation au froid est sous contrôle génétique et implique des mécanismes physiologiques et métaboliques, toutes les variétés ne sont pas égales dans leur capacité à survivre à l’hiver. Plusieurs facteurs guident le choix d’un cultivar : potentiel de rendement, poids spécifique, sensibilité aux maladies, résistance à la verse, mais il est important de tenir compte également du % de survie à l’hiver, spécialement dans certaines régions, ou lorsque les champs choisis sont plus à risque.

4. Évidemment, le choix des parcelles où seront établies les céréales d’automne est un grand facteur de réussite. On veut de la neige, et le moins de glace possible ! Donc on choisit de préférence des champs bien drainés, avec une belle structure de sol, et on espère un bel hiver blanc, sans redoux, jusqu’au printemps ! 

 

Du blé ou du seigle ?

Parmi les céréales d’automne, le blé est le choix le plus populaire. Pour l’alimentation animale ou humaine, la mise en marché est assez facile, et c’est une céréale que l’on connaît, alors côté régie, il y a beaucoup d’informations disponibles. Pourtant, dans les dernières années, le seigle hybride nous a démontré qu’il était lui aussi digne d’intérêt. En comparaison avec un seigle conventionnel, le seigle hybride peut offrir jusqu’à 32 % plus de rendement. Du fait de cette hybridation, il est plus résistant que le seigle conventionnel, survit généralement très bien à l’hiver (souvent mieux que le blé), talle énormément et est moins sensible à l’ergot, une maladie assez commune du seigle, qui nuit à sa commercialisation. De nouveaux marchés semblent se développer pour le seigle hybride, surtout au niveau de l’alimentation animale, ce qui permet de croire que cette culture gagnera en popularité au cours des prochaines années. 

 [1] Hooker et Deen, 2013. Résultats rapportés dans la présentation suivante : https://www.agrireseau.net/documents/Document_89147.pdf

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