Des engrais verts éprouvés!
Pourquoi semer des cultures de couverture ?
Les cultures de couverture, aussi appelées engrais verts, sont des plantes semées entre deux cultures principales afin de protéger et d’améliorer les sols. Leur utilisation s’est largement développée en agriculture, car elles offrent de nombreux avantages agronomiques, environnementaux et économiques. Elles constituent un levier essentiel pour une agriculture plus durable et résiliente.
L’une des principales raisons de recourir aux cultures de couverture est
la protection du sol contre l’érosion. En couvrant la surface du sol, elles limitent l’impact des gouttes de pluie et réduisent le ruissellement de l’eau ainsi que l’action du vent. Cette couverture permet de conserver les particules de terre et de préserver la fertilité des parcelles.
Les cultures de couverture contribuent également à améliorer la qualité du sol. Leurs racines favorisent la création de galeries qui
améliorent la structure, l’aération et l’infiltration de l’eau. En se décomposant, les résidus végétaux augmentent la teneur en matière organique, essentielle à la vie biologique du sol. Cette matière organique stimule l’activité des micro-organismes, des vers de terre et d’autres organismes bénéfiques qui contribuent directement à une meilleure fertilité du sol. C’est au stade floraison que les cultures de couverture atteignent un ratio C/N optimal pour les micro-organismes.
Un autre avantage important est
la gestion des éléments nutritifs. Les cultures de couverture captent l’azote et d’autres nutriments résiduels après la récolte, limitant ainsi leur lessivage vers les nappes phréatiques. Certaines espèces, comme les légumineuses, sont capables de fixer l’azote atmosphérique grâce à une symbiose avec des bactéries, réduisant ainsi les besoins en fertilisants azotés pour la culture suivante.
Les cultures de couverture jouent aussi un rôle dans
la lutte contre les mauvaises herbes. En occupant rapidement l’espace et en formant un couvert dense, elles limitent la germination et le développement des adventices. Certaines espèces produisent également des composés naturels qui freinent leur croissance, réduisant ainsi le recours aux herbicides.
Enfin, elles participent à l’adaptation aux changements climatiques. Elles améliorent la capacité du sol à retenir l’eau, ce qui aide les cultures à mieux résister aux périodes de sécheresse. En augmentant le stockage de carbone dans le sol, elles contribuent aussi à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
En résumé, les cultures de couverture représentent une pratique agronomique aux multiples bénéfices. Elles protègent les sols, améliorent leur fertilité, favorisent la biodiversité, réduisent les pertes de nutriments, limitent les mauvaises herbes et renforcent la résilience des systèmes agricoles face aux changements climatiques. Bien intégrées dans une rotation culturale, elles permettent d’améliorer la productivité à long terme tout en diminuant les impacts environnementaux de l’agriculture.
Pour atteindre tous ces objectifs, il est important de bien comprendre les différentes familles de plantes, le rôle respectif de chaque espèce, et de bien les marier dans un mélange. L’équipe Agrocentre-Semican est bien outillée pour vous guider dans vos choix.

Témoignage producteur Martin Gariépy, Fermes Roger Gariépy et fils inc.
Bâtir son sol pour récolter de plus belles carottes !
Pour Martin Gariépy, des Fermes Roger Gariépy et Fils Inc. à Saint-Roch-de-l’Achigan, l’utilisation des engrais verts est bien plus qu’une pratique agronomique : c’est un investissement dans la santé de ses sols. Producteur de carottes, de betteraves et de maïs grain, il cultive principalement dans des sols sablonneux où chaque intervention visant à améliorer la structure du sol fait une réelle différence.
Il y a maintenant trois ans, Martin a décidé d’intégrer une séquence de deux engrais verts afin d’augmenter la matière organique de ses terres, favoriser une meilleure infiltration de l’eau et réduire l’érosion éolienne, un défi fréquent dans les sols de sable. « Quand on cultive des légumes-racines, tout commence par le sol », résume-t-il.
Sa stratégie débute au début de juin avec le semis du mélange
Vitali‑T Structurant de Semican, implanté au semoir à céréales. Composé de soya fourrager exclusif à Semican, de sorgho-soudan, de millet perlé fourrager et de tournesol noir, ce mélange réunit des espèces qui apprécient les conditions chaudes et sèches et développent des systèmes racinaires complémentaires. C’est d’ailleurs cette diversité qui lui donne tout son sens : chaque espèce contribue à travailler le sol différemment afin de bâtir une structure plus meuble et plus stable.
Au début d’août, lorsque le tournesol atteint la floraison, le couvert est haché puis incorporé par labour afin de limiter les risques de sclérotinia. Un passage de déchaumeuse complète ensuite l’opération. « Comparativement au millet perlé utilisé seul, le mélange Structurant produit beaucoup plus de biomasse et offre différents types de racines. C’est exactement ce qu’il me fallait pour décompacter mes sols et limiter la compaction qui déforme les légumes-racines. »
À la fin août, Martin implante ensuite le mélange
Vitali‑T Multi‑usages, composé de pois fourrager, de féverole et de radis «décompacteur» (daïkon). Ce deuxième couvert poursuit le travail en apportant une importante quantité de matière organique, tout en favorisant un apport naturel d’azote pour la culture de l’année suivante. Le radis fourrager daïkon contribue également à maintenir une bonne structure du sol grâce à son puissant système racinaire.
Après avoir comparé deux méthodes de destruction du couvert, Martin privilégie aujourd’hui un labour à l’automne suivi d’un passage de déchaumeuse au printemps avant le buttage des carottes, une approche qui lui procure les meilleurs résultats.
Et les bénéfices sont déjà bien visibles. « Cette année, mon champ de carottes implanté après cette séquence d’engrais verts est le plus beau de la ferme. Je ne sais pas exactement tout ce qui se passe sous terre, mais les carottes sont magnifiques ! » constate-t-il avec enthousiasme. Selon lui, les racines sont plus droites, le sol est plus facile à travailler et le départ de la culture surpasse celui des autres parcelles.
Pour Martin Gariépy, il ne fait plus de doute : investir dans des mélanges d’engrais verts adaptés, comme Vitali‑T Structurant et Vitali‑T Multi‑usages, c’est d’abord investir dans la qualité de son sol… et, ultimement, dans la qualité de ses récoltes.









